entrevue
Jeudi 29 novembre 2012 à 16h15

Luc Picard parle de Ésimésac

Photo Par Karl Filion
Sur le plateau de Ésimésac

Ésimésac, le troisième long métrage de Luc Picard, prend l'affiche ce vendredi à travers le Québec quatre ans après Babine. Scénarisé par Fred Pellerin, le film raconte l'histoire des villageois de Saint-Élie-de-Caxton, qui vivent dans la pauvreté. Pour nourrir les habitants, Ésimésac Gélias a l'idée de bâtir un jardin communautaire. Son projet est cependant mis à mal par l'arrivée du chemin de fer, qui laisse croire aux Caxtoniens que le train emmènera richesse et prospérité.

Nicola-Frank Vachon incarne le personnage principal, aux côtés de du réalisateur Luc Picard et de Gildor Roy, Maude Laurendeau, Marie-Chantal Perron, Marie Brassard, Sophie Nélisse et René-Richard Cyr

Le projet naît de la collaboration entre Luc Picard et Fred Pellerin. « On travaille ensemble avant, avant même la pré-production. Lui il arrive avec son idée, son premier jet, moi j'arrive avec un deuxième, on se parle comme ça, ça a duré... un an et demi, peut-être? Après ça, je pars de mon côté. On se connaît mieux, parce qu'on a continué à se voir après Babine, on est devenus des amis. »

Le travail d'adaptation du raconteur à l'écran est complexe. « Il faut transposer, il faut penser aux images. Fred, il évoque un paquet de bulles, il les met dans ses poches et il les garde pour plus tard, mais une image, elle reste dans ta tête. Il faut qu'il y ait une cohérente au niveau de l'image et des émotions aussi. La cohérence dans les shows de Fred, c'est Fred. Le lien, c'est Fred. Dans un film, il n'y a pas de Fred. »

« Je ne peux pas transposer Fred dans un film, ceux qui veulent le voir il faut qu'ils aillent voir son show. Il n'y a pas de Fred dans le film; c'est son univers. »

Luc Picard appose donc sa signature sur le projet? « Je pense qu'un film c'est une affaire vivante, tu le prépares pendant des semaines, tu essaies de vivre avec le matériel que tu as devant toi. Ça finit par me ressembler parce que c'est moi qui fais les choix, je m'exprime. J'avais plus de liberté dans celui-ci, parce que sur Babine, j'étais pogné en studio, donc je ne peux pas faire de plan large, ni faire certains plans parce que le mur du décor arrêtait; ça ne je voulais pas ça. »

Le décor influence beaucoup le travail du réalisateur? « Je pense que oui. Il faut que tu laisses la nature te parler. Faut que tu te laisses inspirer par ce que tu vis à chaque jour... En même temps, ça coûte cher faire du cinéma, donc on a moins ce loisir-là que des réalisateurs français ou américains. »

Est-ce que l'expérience de l'acteur contribue au contact avec eux? « Définitivement. On a un espèce de langage les acteurs, un peu comme les musiciens. C'est des façons de s'exprimer que les acteurs ont a entre eux, c'est un avantage que j'ai parce que j'ai joué beaucoup et que je connais ce langage-là. Ce que j'ai dit à tout le monde au début c'est que oui, c'est la deuxième fois qu'on le fait, mais de ne pas rester dans leurs pantoufles, de retrouver la même crainte et le déséquilibre qu'ils avaient au premier film. Il ne fallait pas être trop confortable. »

Nicola-Frank Vachon, lui, se joint au groupe. Il est le personnage principal. C'est une première fois pour lui. « Je le suis plus, je vais le voir avant le tournage, je lui demande comment il va, comment il dort, je vais souper avec lui, essayer de devenir un peu intime avec lui, en prendre soin, quoi. Pour qu'il se sente en confiance, qu'il ne passe pas le film à essayer de me prouver que j'ai bien fait de le choisir. »

Quelle importance donner au respect du texte? « Le respect du texte, il ne faut pas que ça devienne inhibiteur. Il faut que tu te l'appropries. En plus, entre nous, il y a une confiance qui est établie; j'ai changé plein d'affaires sur le plateau, j'ai changé des lignes. Oui, respecter la langue, mais le sujet ici ce n'est pas la langue, il ne faut pas que sa beauté nous éloigne du propos. »

« Je suis parti du principe que je ferais le film le plus sobrement possible, dans les circonstances. J'ai essayé de descendre le film dans la terre. »

Ésimésac est distribué par Alliance Vivafilm et prend l'affiche dans 76 salles ce vendredi.

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