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Jeudi 3 avril 2008 à 15h10

L'APCCQ répond à K-Films Amérique

Photo Par Karl Filion

L'Association des Propriétaires de Cinémas et de Ciné-parcs du Québec se prononce cet après-midi sur le cas du film Un baiser s'il-vous-plaît, qui a été victime en début de semaine des politiques d'exclusivités de Cinéplex Odéon.

Par voie de communiqué, l'association aborde : « un soi-disant chantage économique opéré par les salles de cinéma privées vis-à-vis les cinémas parallèles pour la diffusion de films d'auteur » en dénonçant le non-respect des règles de l'industrie cinématographique.

« L'APCCQ reconnaît le rôle et la place des salles parallèles, dont le mandat est de diffuser des films d'auteur en région, mais demande qu'elles respectent leur propre appellation, c'est-à-dire que leurs activités, hautement subventionnées par l'État, soient différentes et complémentaires de celles des cinémas privés... », a exprimé Marcel Venne, président de l'APCCQ.

« Un distributeur peut présenter ses films où et quand il le désire. Tout propriétaire de cinéma peut diffuser les films de son choix selon les conditions qu'il désire. [...] Des fenêtres d'exploitation ont été allouées à tous les diffuseurs : cinémas de première diffusion, cinémas de seconde diffusion, télévision payante, DVD, télévision conventionnelle. Le non-respect de ces règles, comme le font certains distributeurs, expose l'industrie à des problèmes : compétition déloyale de la part des réseaux de salles institutionnelles vis-à-vis les entreprises privées, salles hautement subventionnées alors que les entreprises privées doivent s'acquitter de taxes et impôts, dumping dans les prix, obligations de diffusions inégales, conflit de campagnes publicitaires. Le rétrécissement de ces fenêtres d'exploitation que l'on connaît depuis quelques années pénalise durement les cinémas. »

« Vingt-deux salles de cinéma en région présentent déjà et ce, sans subvention, gouvernementale et malgré de lourdes dépenses, du cinéma à diffusion limitée. Il est donc faux de prétendre que les exploitants refusent systématiquement de présenter ce type de films. De plus, dans certains marchés tels que Baie-Comeau, Sept-Îles, Gaspé et Alma, pour ne nommer que ceux-là,le propriétaire du Cinéma collabore et accueille les gens du circuit parallèle Réseau-Plus.

L'APCCQ demande finalement au distributeur K-Films de cesser les attaques dans les médias envers ses membres et en appelle au respect des règles de base de notre industrie.

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