Mystérieux et intriguant !!
Un peu long à partir, mais un dénouement inattendu !!
Intéressant et agréable et à la limite stressant !!!
Un peu long à partir, mais un dénouement inattendu !!
Intéressant et agréable et à la limite stressant !!!
L’annonce de ce long-métrage se voulant teinté de sensualité et de mystère, en plus d’être porté par un trio au sex-appeal indéniable, était particulièrement alléchante pour tout spectateur normalement constitué. Voir Anne Hathaway, Dakota Johnson et Josh Hartnett sur la même affiche pour ce qui s’annonçait comme un suspense vénéneux et charnel ne pouvait en effet que titiller les instincts primaires de tout cinéphile ou spectateur lambda normalement constitué. Adapté de l’autrice à succès Colleen Hoover, on sentait venir le thriller conjugal et domestique comme il en fleurissait tant dans les années 90 (« Basic Instinct », « Liaison fatale », « Harcèlement » ou « La Main sur le berceau » pour ne citer que les plus célèbres). Depuis une dizaine d’années, ce genre devenu un peu suranné renaît par intermittence avec plus (l’immense « Gone Girl » ou l’amusant « La femme de ménage ») ou moins (« Le femme à la fenêtre » ou « Eaux profondes ») de réussite. Et, à notre plus grand étonnement (et déception), « Verity » se vautre dans la catégorie des ratés.
En creusant bien, les romans de Colleen Hoover ne font pas partie de ce qu’on appelle de la grande littérature. On pourrait les classer dans les romans à l’eau de rose, davantage destiné à un public féminin pas très regardant venant chercher les émotions faciles. Et les adaptations récentes de l’écrivaine sont du même acabit. Si, par miracle, « Regretting you » s’avérait plutôt prenant et touchant, « Reminders of him » et le carton « Jamais plus » se révélaient poussifs et particulièrement versé dans la nunucherie. Mais on se dit que comme cette histoire-là est plutôt versée dans le suspense que l’eau de rose, il y avait peut-être un espoir. Sauf qu’hormis une entame plutôt prometteuse et intrigante, « Verity » devient vite aussi pudique et cucul que fade et mollasson. Pendant une bonne heure, on doit se farcir des dialogues très peu intéressants, des situations qui oscillent entre le grotesque et le ridicule et des incohérences narratives assez flagrantes.
Rien que le fait que le personnage de Lowen (Dakota Johnson) trouve cette clé USB et lise cette autobiographie par petits bouts malgré ce qu’elle contient n’a pas de sens. On se doute que c’est pour que la narration fonctionne et garder du mystère mais ce qui allait peut-être de soi à l’écrit ne fait pas vraiment de sens à l’écran. Le sérieux de l’ensemble est presque risible tant un peu de second degré et d’humour (ce qui sauvait « Le femme de ménage ») aurait pu rendre le film plus digeste. Et il faut dire que le rythme neurasthénique de l’ensemble et l’absence de rebondissement - hormis le final - rend la progression de l’intrigue pachydermique. Encore une fois, l’adaptation de Freida McFadden portée par Sydney Sweeney qui a cartonné a Noël dernier enchaînait les twists dingues (même si improbables) à une cadence soutenue avec un rythme qui ne faiblissait jamais. D’ailleurs ici, la révélation finale est décevante au possible et le thème de la frontière entre vérité et fiction dans le récit est appréhendé maladroitement. Alors quand, en plus, la mise en scène est paresseuse et ne capitalise jamais sur le sex-appeal de son trio de choc, scènes de sexe ratées et timides comprises, on peut aisément avouer que ce « Verity » est un beau pétard mouillé. Ça se regarde pour savoir le fin mot de l’histoire et le casting mais vraiment sans passion ni investissement.
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