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Une autre petite faveur (Another Simple Flavor)

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2 critiques

Pauvre
Éloïse Pelletier

Le top du top de l’invraisemblable

Le premier Une petite faveur était un mélange entre un drame psychologique et une comédie noire. Sa suite “Une autre petite faveur” est difficile à catégoriser. Un drame, une comédie ou un mixte des deux ? Dans cette suite, Les “amies” Emily et Stephanie se retrouvent sur l’île de Capri pour le mariage d’Emily avec un riche homme d’affaires. Là-bas, il y aura des rebondissements invraisemblables, des secrets invraisemblables et une histoire invraisemblable. Une chose est sûre, le réalisateur Paul Feig est allé à fond dans l’invraisemblable.

Vous l’aurez compris, il y a trop de choses invraisemblables dans ce film. Stephanie qui accepte d’aller au mariage de son amie meurtrière, qu’Emily veuille que Stephanie vienne à son mariage, la sœur d’Emily qui refait surface, la future méchante belle-mère qui était au courant depuis le début… Le scénario de Jessica Sharzer et Laeta Kalogridis dérape, les dialogues sont redondants et on perd le fils de l’histoire à plusieurs reprises. L’intrigue nous tient en haleine durant quelques instants, mais le suspense se dissipe rapidement. Au moins, Anna Kendrick et Blake Lively offrent une belle performance comme dans le premier film, contrairement aux autres personnages clichés et sous-utilisés. L’agente du FBI idiote, la mère alcoolique et la nouvelle amie de Stephanie sont des personnages assez inutiles, merci…

Les quelques points positifs de Une autre petite faveur résident dans les paysages et la musique. Le mariage se déroule sur la magnifique île italienne de Capri qui est à couper le souffle. Avec ses magnifiques bâtiments en pierres et ses rues ornées de fleurs, le décor représente exactement le suspense et le thriller. Dans le premier film on avait le droit à de l’ambiance sonore francophone, cette fois, on y va avec de la musique italienne. La trame sonore donne le ton inquiétant du film et c’est sa plus grande force.

Une autre petite faveur est un film inutile qui ne mérite pas d’être la suite de la très bonne comédie noire Une petite faveur. Malgré tout, on espère que le film nous donnera le goût d’aller visiter les magnifiques paysages de l’Italie, mais même cela, ce n’est pas un argument solide pour convaincre les gens d’écouter le film… Quelle déception.

Très bon
Rémy Fiers

Plus d'humour, moins de suspense et changement de décor!

Voilà une suite pour le moins inattendue. Si « L’ombre d’Emily » fut un joli petit succès outre-Atlantique, il était passé plutôt inaperçu en France. Pourtant, ce fut une excellente surprise, un mélange détonnant de comédie, de film sentimental et de thriller à rebondissements lové dans une esthétique chic et girly du meilleur effet. Et c’était certainement le meilleur film du réalisateur de l’excellent « Mes meilleures amies » Paul Feig depuis dix ans, après des purges pour plateformes comme l’horrible « Jackpot » ou des films oubliables comme l’anecdotique « The Last Christmas ». Probablement pas sûr du retour du public envers une suite d’un film qui n’en demandait probablement pas, « L’ombre d’Emily 2 » se retrouve produit et distribué sur Prime.

Et si elle est loin d’être renversante, cette suite directe au premier film avec les mêmes protagonistes est plutôt que sympathique. Pas besoin d’avoir revu l’original sorti il y a presque dix ans pour se remettre dans le bain d’ailleurs. Si le film initial prenait le parti du suspense où l’humour noir venait adoucir délicieusement la chose, « L’ombre d’Emily 2 » fait plutôt le contraire. En effet, on est davantage ici dans une comédie où on retrouve une enquête et un mystère à élucider en second plan. Et comme souvent dans les suites peu sûres d’elles, on délocalise l’action à l’étranger pour donner un semblant de changement plus prononcé et un caractère exotique à la suite.

Ici, c’est l’île italienne de Capri qui sert de décor de luxe à cette suite. Dans la même veine que la seconde saison de la série « The White Lotus » qui se déroulait en Sicile, le cadre italien se marie parfaitement à ce mélange de thriller à tiroirs et de comédie splastick. Il y a une véritable valeur ajoutée à planter le décor là et c’est tout à fait plaisant et en adéquation avec le style et la tonalité du long-métrage. Et d’y voir évoluer les deux personnages féminins, notamment celui de Blake Lively qui est très fashionista et dont on se délecte encore des magnifiques tenues de créateur. Fait du sens. Coté suspense, l’histoire est volontairement tordue et presque invraisemblable mais ça fonctionne et il n’y a aucune baisse de rythme durant deux heures.

Mais, même si on est moins surpris que pour le premier film où les multiples rebondissements inattendus venaient rebattre les cartes avec malice, le versant comique est plus que satisfaisant et l’humour opère la pluaprt du temps avec brio. Et c’est Anna Kendrick qui assure à ce niveau-là avec d’excellents seconds rôles pour la seconder. De l’agente du FBI idiote à la mère alcoolique en passant par la femme de ménage, les nouveaux personnages sont drôles et le comique de situation fonctionne à merveille. On passe donc sur les invraisemblances, le film ne se prenant pas du tout au sérieux, et on passe un délicieux petit moment inconséquent mais plaisant.

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