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Trois amies

Critiques des membres

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3.5Très bon
4 critiques des membres
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4 critiques

Très bon
Alain Pinel

Intrication amoureuse

Excellent scénario. Belle complicité de jeu parmi la distribution. Verbeux, mais dynamique. Très poignant par moment. Belle narration. Quelques passages à vide.

Très bon
Eric Trudel

Relations amoureuses compliqués

Trois femmes, amies dans la vie, qui chacune vivent des situations amoureuses différentes qui les amènent à se questionner sur c’est quoi l’amour et est-ce qu’elles aiment vraiment leurs conjoints. Un film qui démontre la complexité des relations amoureuses et les questionnements que l’on se pose souvent en cours de relation. Comme si nous avions besoin de mettre au défi nos relations ou nous-mêmes afin d’être sûrs qu’on est bien avec la bonne personne. L’amour dans un couple prend une autre forme en cours de relation et nous amène souvent à nous demander si on aime encore vraiment la personne avec qui on partage sa vie. Une réalité qui semble de plus en plus présente dans notre société d’aujourd’hui. Un film qui nous amène à des réflexions sur nous et sur nos relations personnelles.

Très bon
g d

Chassés croisés.

Des histoires d'amour entrecroisées. A revoir.

Bon
Rémy Fiers

Marivaudage suranné.

Emmanuel Mouret n’est pas un cinéaste avec lequel on va être bousculé, surpris ou décontenancé. Son cinéma est reconnaissable entre tous comme pourrait l’être ceux d’un Ken Loach, d’un Woody Allen ou d’un Quentin Tarantino. Et d’un Quentin Dupieux, dans son genre, pour prendre un exemple tricolore. Il a une patte, une marque et il s’y tient. Ce que l’on perd en originalité et en prise de risque avec lui, on le gagne en confort et rigueur. Et même si toute son œuvre demeure indexée sur les aléas de l’amour et de ses dérivés, il traite cela toujours de manière relativement différente, même si l’emballage et la manière demeurent quasiment identiques à chaque film. Il change peut-être juste de temporalité comme dans « Mademoiselle de Joncquières » (en mode film d’époque, peut-être son meilleur film), de casting (ici hormis Vincent Macaigne il est tout nouveau, tout beau et cela change de ses films précédents) et de lieu de tournage. On remarquera aussi que, contrairement à ses premiers films, il ne se met plus en scène dans ses dernières œuvres.

Cependant, même si la constance et l’envie de parfaire son art sur un sujet que l’on maitrise peut-être admirable, avec le temps on commence à déceler des béquilles gênantes. Ses dialogues semblent parfois (et encore) trop écrits ou ampoulés et il ne semble pas vouloir en changer. Ensuite, le monde qu’il filme nous apparaît véritablement désuet, comme sorti d’une France fantasmée et lisse qui n’existe plus. Il semblerait que ses personnages évoluent dans une œuvre musée où le goût du suranné n’est plus un fétiche ou une obsession mais une incapacité à filmer la vraie France, celle mixte, moderne, bigarrée et moins cliché de carte postale. Enfin, il est à noter que « Trois amies » est trop long. En approchant les deux heures, son marivaudage - genre qu’il adore par-dessus tout - finit par tourner en rond.

On ne boudera pas pour autant notre plaisir devant les pérégrinations amoureuses de ces trois amies et de leurs compagnons. Le trait est toujours aussi juste et la manière dont il décortique le sentiment amoureux est d’une acuité toujours aussi impressionnante. Dans « Trois amies », il s’agit davantage de désamour que d’amour et de tromperie plutôt que de coup de foudre mais c’est pareillement convaincant. Il filme son petit théâtre des sentiments de manière toujours aussi élégante et il a eu sacrément le nez creux pour son casting. Les filles du titre sont incarnées par un trio de comédiennes (India Hair, Camille Cottin et Sara Forestier) qu’on n’aurait pas imaginé ensemble mais qui brille tout aussi bien en groupe que séparément. Chacune dans son genre pétille et nous comble à tel point qu’on ne saura pas valoriser une performance plus que l’autre. Mais les hommes ne sont pas en reste. On déplore peut-être la voix off inutile de Macaigne alors qu’on apprécie l’originalité de le voir agir... mort! Rien d’exceptionnel donc pour ce nouveau Mouret mais les amateurs apprécieront tout comme les détracteurs se détourneront. Les plus neutres trouveront cet opus réussi à défaut d’être exceptionnel mais surtout qu’il est peut-être temps de proposer autre chose...

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