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The Penguin Lessons

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Rémy Fiers

Leçon brouillon.

Ce film a beau être inspiré de faits réels vécus par le personnage joué par Steeve Coogan, il subit un traitement bien trop bancal pour convaincre. Que ce soit dans l’écriture du script, la tonalité et la mise en scène, les angles choisis ne sont malheureusement jamais les bons. Ce qui aurait pu être un sympathique feel-good movie sur une histoire improbable d’amitié entre un homme et un pingouin dans un contexte d’époque exotique se mue en œuvre inégale et qui veut traiter trop de sujets parallèles. En effet, « The Penguin Lessons » entend également parler de deuil, d’écologie animale, de politique, d’histoire, de littérature et surtout de la dictature militaire qui a endeuillé l’Argentine dans les années 70 à travers tous ces enlèvements de jeunes protestataires notamment par la junte au pouvoir.

Sauf que ce sujet éminemment tragique et grave ne se fond pas du tout dans cette histoire de pingouin rescapé d’une marée noire qui va s’attacher à son sauveteur à son grand désarroi (au début). Ces deux sujets principaux, sans compter tous les autres, se marient mal et le plus dramatique ne tolère pas d’être survolé et traiter de manière légère avec le côté mignon de cet adorable pingouin qui désarçonne toute véritbale émotion. Surtout que, plus tôt dans l’année, le « Je suis toujours là » de Walter Salles est sorti sur le même sujet au Brésil avec une indéniable puissance narrative et dramatique. Ici, c’est appréhendé par-dessus la jambe et de manière peu convaincante. Ce mélange coince le film entre deux tonalités qui ne se répondent pas et le rendent laborieux sur bien des aspects.

Dans « The Penguin Lessons », il y a aussi des acteurs qui ne semblent pas très contents d’être là. Steve Coogan tire la tronche tout le long du film et s’avère peu expressif quand Jonathan Pryce se glisse dans un rôle cliché et peu développé. Les longueurs sont assez nombreuses, notamment au début, et on ne sait pas trop ce qu’on veut nous dire où si le livre dont est tiré le film est bien adapté. Mais le pire demeure probablement la mise en scène paresseuse, pour ne pas dire pachydermique, de Peter Cattaneo. Le cinéaste du carton inoubliable « The Full Monty » filme comme à l’époque de ce succès sauf que nous ne sommes plus en 1997 mais en 2025. Les images sont moches, ternes et les plans plaqués sur l’histoire sans aucune originalité. En somme, voilà ce qui aboutit à un résultat pauvre, vieillot, mal négocié et peu réussi malgré les – probablement - très bonnes intentions initiales.

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