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Silent Night Deadly Night

Critiques des membres

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2 critiques

Mauvais
Rémy Fiers

Nanar périmé.

L’un des genres horrifiques les plus tenaces sur les écrans s’offre définitivement une nouvelle jeunesse et une troisième vague après celle de la fin des années 70 et du début des années 80 (« Halloween », « Vendredi 13 », ...) et celle de la fin des années 90 et début 2000 (« Scream », « Urban Legend », ...). C’est par le biais d’une nouvelle tendance symptomatique du manque d’ambition et d’innovation d’Hollywood qu’elle est de retour : le legacy sequel, qui est un hybride entre la suite, le remake et le reboot et mêlant anciens et nouveaux personnages pour relancer une saga. Il y a eu celui de « Halloween » il y a six ans, celui de « Scream » il y a quatre ans et même celui de « Souviens-toi... l’été dernier » cette année. Mais qui dit nouvelle vague du genre, veut aussi dire – et quand même - nouveau film comme le récent et pas terrible « Thanksgiving » ou itération moulée dans l’elevated horror comme l’intéressant mais chiant « In a violent nature ». Avec « Silent Night, Deadly Night » on est en revanche dans le fond du panier du slasher. C’est le remake d’un vieux film des années 80, déjà pas terrible, qui avait déjà eu son remake tout aussi mauvais en 2012. Mais, après tout, quand c’est mauvais difficile de faire pire, me direz-vous. Sauf que non, cette version 2025 est tout aussi exécrable et n’apporte strictement rien de nouveau à un scénario toujours aussi indigent. Bref, on est face à un beau nanar qui ne sait même pas être drôle au second degré.

La séquence la plus intéressante de cette série B lorgnant dangereusement vers le Z (et on est ici dans la litote) arrive même à être sabordée par un manque total d’idées de mise en scène et de savoir-faire. L’excellente idée qui voit le tueur débarquer dans un rassemblement nazi et qui va décimer tous les participants est mal exploitée au possible. À une mise à mort ou deux près, à peu près pertinentes et amusantes, le reste est mal découpé, frileux en gore et très peu original. Quant aux frissons, ils sont aux abonnés absents, rien que par le fait d’un choix de point de vue peu propice à quelque sursaut que ce soit. En effet, le tueur est le héros et en plus il s’attaque à des gens mauvais, donc aucune raison d’avoir peur. Et le choix de lui offrir une voix intérieure/ami imaginaire à la Venom en guise de sidekick rend le tout encore plus ridicule. Pour ne rien arranger, les acteurs sont mauvais et les rebondissements de ce qui sert d’intrigue n’ont ni queue ni tête. En outre, Mike P. Nelson ne sait pas filmer comme le prouvent les séquences de meurtres mal réalisées et la direction artistique encore plus moche qu’un vieux film d’horreur des années 80. On se demande même comment un film pareil a pu atterrir en salles. En fond de tiroir d’une plateforme de streaming à la limite et encore. Et le pire c’est que la fin appelle une suite en cas de succès! Épargnez-nous par pitié...

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Bon
René Cossette

Surprenant

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce reboot, et honnêtement… j’ai été surpris. Tout n’est pas parfait, le film est parfois inégal et ne réinvente pas le genre, mais il réussit quand même à créer une ambiance malsaine et efficace. Certaines scènes frappent fort et le côté plus sombre du personnage fonctionne mieux que prévu. Au final, je n’ai pas tout aimé, mais j’ai passé un bon moment et je ne regrette pas de l’avoir vu. Une surprise plus solide que ce que j’imaginais.