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Sifflet maudit

Critiques des membres

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3.5Très bon
3 critiques des membres
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3 critiques

Extraordinaire
François R.

Très belle surprise

Un bon film d'horreur avec beaucoup d'hémoglobine, une histoire qui nous tient éveillé, un bon 9/10.

Acceptable
Rémy Fiers

Trouve ta mort.

Décidément les films d’horreur déboulent sur les écrans à un rythme fou en ce début d’année, notamment au Québec. Après « The Plague », « We bury the dead », « 28 ans plus tard – Le Temple des Morts », « Primate », « Retour à Silent Hill », « Send Help », « Iron Lung », « Psycho Killer » et le gros morceau « Scream 7 », cela en fait presque un par semaine, preuve que le genre horrifique et ses dérivés (slasher, survival, elevated horror, science-fiction horrifique, ...) est peut-être le plus vivace du moment. Et comme souvent les budgets sont bas et les profits élevés, les studios ne vont pas s’en priver. Malheureusement, dans ceux sortis, hormis les bonnes surprises « Primate » et « Send Help », beaucoup de déceptions ou de ratés. « Sifflet maudit » fait malheureusement partie de cette catégorie et sera vite oublié à cause de plagiats flagrants et de clichés en pagaille en plus d’un concept qui prête à rire.

Le postulat de « Sifflet maudit » est en effet, comme son titre l’indique, basé sur un artefact (oui, encore) ensorcelé et porteur d’une malédiction ancestrale. Qui le trouve et souffle dans ce drôle de sifflet verra sa mort prévue le rattraper dans les jours qui suivent. Comme tous ceux qui ont entendu ledit sifflet au même moment. Forcément, cette histoire de mort qui rattrape les protagonistes fait irrémédiablement penser à la saga « Destination finale » sauf qu’ici les victimes meurent de la façon dont ils auraient dû quitter ce monde, mais en avance. Les morts sont donc variées pour dire d’être intéressantes à l’écran et c’est peut-être le seul véritable intérêt du film. Il y en a d’ailleurs deux qui sont sacrément gores et bien mises en scène, celles de l’accident de voiture et celle de la scierie. Si ce n’est ces moments bien crades particulièrement jubilatoires et sadiques, c’est l’encéphalogramme plat durant une heure et demie bien fades et balisées.

Corin Hardy, coupable du navet « La Nonne », est incapable d’infuser une quelconque dose de frissons à son film malgré une entame prometteuse. On ne sursaute pas (pas trop de jump scares foireux néanmoins et pour une fois) et on a encore moins peur. Avec un concept proche du ridicule comme celui-ci, « Sifflet maudit » aurait eu tout intérêt à jouer la carte de l’humour noir et/ou du second degré. Ce qu’il ne fait jamais préférant jouer sur le sérieux avec des séquences presque obligatoires et devenues fatigantes dans ce type de film : celle d’explication de la malédiction, celle où on trouve un moyen de la conjurer ou encore les personnages aux traumas ou travers qui vont donc mourir à cause d’eux ou s’en sortir grâce à eux. Voilà donc du réchauffé, un enchaînement de séquences prévisibles et des personnages caricaturaux et inintéressants comme c’est souvent le cas dans les films d’horreur de seconde zone. Et, comble de la roublardise, le film ose se clore sur une séquence copiée sur le magistral « Smile 2 » ... Bref passez votre chemin et revoyez plutôt les illustres films copiés!

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Très bon
René Cossette

Surprenant et tient en haleine.

Je ne m’attendais pas à ce que Whistle me surprenne autant. Sans réinventer le cinéma d’horreur, Corin Hardy livre ici un film efficace qui assume pleinement les codes du genre et les exploite avec une certaine maîtrise. On sent un réalisateur plus inspiré que dans certains de ses projets précédents, et ça fait du bien.

L’intrigue nous entraîne dans une école secondaire où un groupe d’ados met la main sur un étrange sifflet d’origine aztèque. Mauvaise idée, évidemment. Une fois activé, l’objet semble sceller le destin de celui qui l’utilise, déclenchant une série d’événements aussi macabres qu’inéluctables. Le concept peut paraître un peu chargé au départ, mais le film avance à un bon rythme, ce qui permet de rester embarqué sans trop se poser de questions sur les zones floues du scénario.

Oui, on reconnaît plusieurs influences. Impossible de ne pas penser à certains classiques modernes de l’horreur où la mort devient une présence constante et créative. Mais plutôt que de simplement copier, Whistle réussit à assembler ces inspirations pour créer une ambiance tendue et divertissante.

Là où le film marque vraiment des points, c’est dans ses scènes de mort : inventives, parfois brutales, souvent imprévisibles. Les amateurs de frissons et d’hémoglobine y trouveront leur compte. De plus, la distribution apporte une crédibilité bienvenue à l’ensemble. Les performances principales donnent suffisamment d’émotion pour qu’on s’attache aux personnages… même quand on sait que leur sort est probablement scellé.

Au final, Whistle ne révolutionne rien, mais il accomplit exactement ce qu’on attend de lui : divertir, faire sursauter et offrir quelques séquences mémorables. Un film d’horreur solide et assumé, parfait pour une soirée où on veut se faire peur sans se compliquer la vie.