Tension en continue
Suspense présent tout le long du film. Superbe photographies et effets spéciaux. À voir sur grand écran.
Suspense présent tout le long du film. Superbe photographies et effets spéciaux. À voir sur grand écran.
Une comédie noire réussi dont le rythme soutenu maintient un niveau élevé d’adrénaline et d’humour. Une belle surprise qui se connecte agréablement aux jeux vidéos au moyen de clins d’œil amusants. Bon film
Ayant des attentes élevées ayant vu la bande annonce et ayant joué au jeu, le film contient de bonne référence au jeu et les 2 premiers tiers du film sont très bien réussis. cependant la fin est plutôt décevante à mes yeux.
Ma note au final 7.5/10.
Zach Cregger serait-il LE nouveau maître de l’horreur? C’est bien gentil de mettre aux nues les Curry Barker (« Obsession ») ou Kane Parsons (« Backrooms ») comme les nouveaux espoirs d’un genre décidément en pleine mutation (et dans le bon sens du terme). Mais eux n’ont fait qu’un long-métrage tandis que Cregger en est à son troisième et nous a gratifié de trois claques monumentales en à peine cinq ans. Un sans-faute incroyable et très rare dans le genre. « Barbare » et « Évanouis » nous avaient soufflé. Ils pouvaient se targuer d’une narration éclatée inattendue, d’intrigues complètement singulières et surprenantes, d’une mise en scène au cordeau, de frissons réels et viscéraux loin es jump-scares faciles du genre, de pointes d’humour noir bien senties et d’une tension constante. Eh bien, jamais deux sans trois comme on dit, mais différemment cette fois sur bien des aspects tout en gardant ce qui fait le sel de son cinéma désormais facilement identifiable.
Cregger s’attaque à un monument du jeu vidéo et il le fait royalement! Déjà, adapter des jeux vidéo est régulièrement casse-gueule. Ensuite, le haut du panier du genre dans l’horreur vidédo-ludique qu’est « Resident Evil » avait déjà connu deux adaptations au cinéma et une en série toutes peu reluisantes. La saga nanardesque mais amusante avec Milla Jovovich ne gardait pas grand-chose du matériel de base pour sa vautrer dans l’action à la « Matrix » et le style de films de zombie soft et souvent léger. Certains épisodes étaient sympathiques pour le côté divertissement décérébrés, d’autres vraiment pitoyables. Puis vint le reboot d’il y a quelques années où on revient aux fondamentaux du premier jeu. Sauf que « Resident Evil : Bienvenue à Racoon City » se plantait royalement à cause d’un budget ridicule, des allures de série Z et un final aux effets spéciaux complètement foireux. On pensait l’idée d’adapter le jeu tombé aux oubliettes mais Cregger a été annoncé à la barre d’une nouvelle adaptation. Dès les premières images de la bande-annonce, l’excitation était à son comble. On ne répondra pas aux fans hardcore (et toxiques) qui se lamentaient de l’absence des personnages tutélaires (Chris et Claire Redfield, Jill Valentine, Carlos, ...) et d’une adaptation qui s’éloignait beaucoup du lore des jeux. Le propre d’une adaptation – et cela fonctionne pour n’importe quel matériau de base – est justement de proposer quelque chose de nouveau et différent.
Bien lui en a pris puisqu’il nous offre probablement ici l’une des meilleures adaptations d’un jeu vidéo vues depuis des lustres. Son « Resident Evil » est une proposition de cinéma sincère, puissante, roborative, jouissive, passionnée et maîtrisée de bout en bout. Le cinéaste met à profit son univers et son cinéma désormais identifiable au profit d’une plongée en temps presque réel dans l’enfer contextuel de cette illustre mythologie. Il développe une histoire propre se déroulant dans ce décor, en marge des différents jeux, et en s’en appropriant les codes avec brio. En mettant en scène son unique héros (Austin Abrahms incroyable du début à la fin et presque seul à l’écran, une révélation) à la manière d’un jeu vidéo à la première personne (comme sur notre console donc), c’est lui qui s’approche le plus du fonctionnement initial du gamer, laissant donc tous ses détracteurs sur le bas-côté. En outre, les nombreux easter eggs disséminés partout dans le décor ainsi que les références aux différentes intrigues des nombreux opus sont bien présentes.
Le fait de faire du personnage principal un individu lambda mis dans une situation extraordinaire est un coup de génie. On ressent l’incompréhension et la terreur insidieuse avec lui. Et toutes ses réactions et actions sont crédibles et sensées jusque dans leur bêtise. La galerie de créatures – originales ou non – proposées pour l’occasion est franchement convaincante (la scène de l’égout, celle de l’ascendeur ou encore celle de la maternité sont dantesques). Ce « Resident Evil » lorgne parfois sur « The Thing », notamment pour le monstre principal. Les séquences peu ragoûtantes s’enchaînent sans temps mort pour notre plus grand plaisir. Il n’y a pas une minute de répit ici, le long-métrage entre directement dans le vif du sujet et nous entraîne dans son trip de l’enfer sans temps mort, chaque séquence horrifique surpassant la précédente dans un crescendo parfait. Si on a du mal à comprendre où sont passées les 80 millions de dollars de budget (peu d’acteurs, pas de star, pas de séquences tonitruantes bourrée d’effets spéciaux, peu de décors, ...), les effets spéciaux sont impeccables.
Mais c’est surtout dans l’atmosphère et l’ambiance créée ici que le long-métrage impressionne. Racoon City et ses environs nous font vraiment penser aux jeux. Le soin apporté au détail et aux différents décors est significatif. La mise en scène de Cregger épouse parfaitement chaque recoin pour nous immerger dans les bas-fonds lugubres de chaque endroit présenté. Sa caméra est dynamique, ses angles de vues appropriés et la photographie et belle à se damner. On ne pourra pas le lui enlever qu’on aime ou non le film : sa direction artistique est proche de la perfection, agrémenté d’une bande sonore délicieusement anxiogène. Le héros passe des paliers comme dans tout jeu de console et la tension monte inexorablement. On pourra rechigner sur un trop-plein de notes d’humour pas forcément toutes nécessaires mais cela fait partie du style du cinéaste. La plus grande des frustrations du film est sans conteste sa durée de 90 minutes. C’est rare mais on aurait bien pris une demi-heure de plus de séquences dingues comme celles qui nous sont offertes ici. Alors, vite la suite, surtout au vu de la fin ouverte. Et on aimerait que Cregger ne soit pas découragé par ces fans extrêmes et prenne note du succès public et critique mérité de ce magistral « Resident Evil ».
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Pas de temps mort dans cette réalisation remplie de suspense. C`est de nouveau une belle réussite pour le réalisateur de l`excellent film L`HEURE DE DISPARITION sortie en 2025. La photographie et les effets spéciaux sont dignes de mention. Bref, un bon divertissement à voir sur grand écran !
Je ne connaissais pas le jeu, mais j’ai adoré. Suspense et thriller à souhait. Très original et on ne peut s’endormir !!! Une bonne comédie d’horreur !!!