Projet dernière chance
Critiques des membres
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12 critiques
Plate et long
C’est quoi les bonnes critiques envers ce film ???? Très dur à suivre, honnêtement après 35 40 minutes je l’ai arrêté et j’avais envie d’écouter interstellar!! C’est vraiment pas hot, rien de wow!! Je l’ai masqué de ma bibliothèque apple après achat… ça en dit long! En le louant j’aurais sauvé 5$!
Entre 5 et 1 étoile : le dilemme Project Hail Mary
J’ai lu Project Hail Mary et vu récemment son adaptation au cinéma. Je dois être honnête : je suis profondément déçu. Ce qui était, à mes yeux, l’une des meilleures œuvres de science-fiction récentes est devenu, à l’écran, une version… tellement inférieure qu’elle en devient presque méconnaissable.
Le roman est un chef-d’œuvre de “hard science” : minutie scientifique, résolution de problèmes complexe, narration interne riche et humour subtil de Ryland Grace. Chaque détail compte, et l’histoire repose sur une tension construite avec précision — notamment grâce au fameux “coma gene”, qui rend Grace l’un des rares candidats capables de survivre à la mission. Ce n’est pas juste un artifice : c’est le cœur dramatique de l’histoire.
Dans le film, tous ces éléments sont largement simplifiés ou supprimés. L’histoire devient linéaire, le personnage paraît trop “génial” sans effort apparent, et la relation avec Rocky perd sa complexité — là où le livre nous fascinait par la complémentarité scientifique de Grace et l’ingéniosité de Rocky, le film transforme cette dynamique en “buddy-cop” superficiel. Les flashbacks du livre, subtils et soigneusement dosés, deviennent dans le film des ruptures de rythme parfois maladroites. Les dialogues internes sarcastiques de Grace, essence même de son charme, sont presque absents.
Ce qui me laisse perplexe, ce sont les propos de Andy Weir. Il affirme apprécier certains choix du film, notamment la suppression du coma gene pour rendre la mission plus immédiate et accessible. Mais j’ai du mal à croire que ses louanges traduisent un vrai enthousiasme : pour moi, il semble plutôt faire preuve d’une politesse face à une décision de production qui a sacrifié la profondeur de son œuvre. Ses commentaires me donnent l’impression d’une “acceptation diplomatique” d’une adaptation qu’il sait imparfaite.
La comparaison avec The Martian est éclairante. The Martian réussissait à transformer un roman scientifique en blockbuster tout en conservant l’essence du livre : les problèmes techniques, l’humour de Watney, et une narration cohérente par journaux vidéo. Le spectateur restait dans la tête du personnage, partageait sa pensée et sa logique scientifique, et ressortait du film avec la satisfaction d’avoir compris les détails scientifiques tout en étant diverti.
Avec Project Hail Mary, cet équilibre est perdu. Le film simplifie, raccourcit, embellit, mais au prix de la richesse intellectuelle du roman. Les spectateurs qui avaient adoré le livre pour sa minutie scientifique et sa narration interne se retrouvent frustrés, parfois perdus, et rarement émus par la tension que le livre savait créer.
En résumé :
Le livre : un bijou de science-fiction, complexe, minutieux et profondément humain.
Le film : un blockbuster émotionnellement réussi, visuellement impressionnant, mais narrativement appauvri et scientifiquement édulcoré.
Je ressors de cette expérience en me disant que Project Hail Mary est une occasion ratée de montrer ce que la science-fiction moderne peut offrir. Les efforts des réalisateurs sont indéniables, mais ils n’ont pas su capturer l’essence du roman, contrairement à The Martian, qui reste un modèle d’adaptation respectueuse et efficace.
Sensationnel
Incroyable, épatant, de toute beauté, laissez vous allez à vous émerveillé tout simplement !!!
La roche araignée de l'espace
Interminable. Humour qui tombe à plat (sinon vous devez être fortement intoxiqué). C'était la dernière chance que je donnais à Ryan. Pire que Gravité de Sandra Bullock. Genre de film à éviter si vous n'êtes pas payé pour le regarder ou pour lui donner une critique positive.
Attachement cosmique
Je ne m’attendais à rien en allant voir ce film qui m’avait été recommandé par un ami. J’ai rapidement été surpris par l’efficacité du scénario qui se développe à mesure que l’intrigue avance.
On suit le professeur Ryland Grace (Ryan Gosling) qui se réveille seul dans l’espace, n’ayant aucun souvenir de son existence, ni de sa mission. Tranquillement, il s’adapte à cette nouvelle vie cosmique et comprend vite qu’il doit trouver ce qui cause l’extinction du Soleil afin de sauver l’humanité sur Terre. Lors de son aventure, le professeur fait la rencontre d’un extraterrestre qu’il surnomme « Rocky », en référence à son apparence rocheuse et au boxeur du même nom. Cette rencontre rappelle notamment L’Arrivée (Denis Villeneuve), mais avec des échanges plutôt humoristiques.
Le duo de réalisateurs travaillaient déjà ensemble sur divers films d’animation (Le Film Lego, Il pleut des hamburgers) et plus récemment à titre de scénaristes avec la saga Spider-Verse, donc revenir sur une idée originale avec Projet Dernière Chance était un défi et pour le cas, c’est mission accomplie. Le scénario est signé Drew Goddard qu’on doit à Seul sur Mars (Ridley Scott). Il y a également des références à Passagers (Morten Tyldum) où les personnages se retrouvent seuls à bord d’un vaisseau spatial.
Projet Dernière Chance est sans doute ma plus grande surprise de l’année, avec des images astrales à couper le souffle et un son d’une justesse phénoménale. On constate bien que les réalisateurs maîtrisent leur œuvre cinématographique et ça se voit visuellement.
À voir absolument au cinéma pour vivre l’expérience complète.
Odyssée et Amitié
Projet dernière chance est la grande surprise du moment. Un vrai bijou d'aventures, d'émotions et d'humour enrichi d'une photographie immersive et contemplative, ainsi que d'une bande son alignée à la perfection. Ryan Gosling est excellent tout comme l'est son improbable compagnon. Le pari était risqué de ne pas tomber dans le déja vu, les clichés et les miévreries du genre. Bien que le scénario soit inspiré de diverses oeuvres littéraires et cinématographiques de science-fiction, il offre un angle différent et unique en son genre. Le déja vu permet de lancer le film en terrain connu pour mettre rapidement les bases d'une histoire épique, moderne et captivante. Comme quoi il est encore possible de faire un grand film pourvu de caractère, de sensibilité et doté d'une grande âme.
Les clins d'oeil et les références hollywoodiennes sont amusantes et pimentent des situations toujours bien équilibrées. De nombreux thèmes philosophiques sont abordés et trouvent leur place dans l'histoire sans jamais la surcharger. Ainsi, les émotions sont fortes de par leur crédibilité et leur lien à une symbolique parfois pleine de candeur et d'autres fois lourde de profondeur sur la nature humaine. La durée du film est par ailleurs justifiée par la cohérence du scénario qui reste bien ficelé jusqu'à la dernière minute, ce qui plutôt rare ces dernières années. A voir sur très grand écran. Bon film!
Intelligent et touchant
Peut-être que j’en avais besoin, mais j’ai versé des larmes à 3 reprises durant la projection. Je m’attendais à un film sympa, du calibre de Seul sur Mars de Ridley Scott, également tiré d’un roman de Andy Weir, que j’avais beaucoup aimé. Si la filiation est évidente, Project Hail Mary s’avère beaucoup plus original, ambitieux et touchant.
2 éléments en font en grand film : son atmosphère et sa structure narrative. Le scénario est truffé de références cinématographiques qui font sourire. La roche avec qui Grace (Gosling) se lie d’amitié est drôle et sensible. Ça frise le ridicule, mais l’intrigue scientifique s’y prête bien. Le phénomène qui tue les soleils nous oblige à voir l’univers autrement. Côté structure, à mesure que l’humain amnésique retrouve la mémoire, les enjeux dramatiques se complexifient et c’est de là que surgit l’émotion.
Les explications scientifiques sont tarabiscotées. On comprend à moitié. C’est d’abord une histoire d’amitié et de choix difficiles. Les séquences dans l’espace font penser à Gravity de Afonso Cuaron. La photographie est colorée malgré un environnement austère. La réalisation est digne des grands classiques du genre. Les réalisateurs Phil Lord et Christopher Miller (Lego le film) jouent dans la cour des grands.
P.S : Si les films de Steven Spielberg, Denis Villeneuve et Ridley Scott tiennent leurs promesses, 2026 pourrait bien être un grand cru côté science-fiction.
Presque parfait
Mis à part quelques longueurs au milieu du film, magnifique histoire.
SF en mode (trop) cool.
Tous les ans, certains films semblent encensés et adorés de (presque) tous, critique comme public, et ils peuvent passer complètement au-dessus de certains. Tout comme il y en a que tout le monde (ou presque) semble détester et que certains défendent et ne trouvent pas si mal (ce fut le cas ici du récent « Scream 7 », même si une partie du public semble y avoir également trouvé son compte). Concernant l’auteur de cette page, l’an passé ce fut les deux films gagnants des récompenses suprêmes à Cannes : la très surcotée Palme d’or politique, « Un simple accident » qui nous avait moins emballé que la moyenne, mais surtout « Valeur sentimentale » qu’on avait vraiment trouvé ennuyeux et trivial. Et bien cette année, la première énorme divergence ne viendra pas du cinéma d’auteur ou de festival mais bien du premier gros blockbuster de l’année : le film de science-fiction autoproclamé cool, « Projet dernière chance ».
Affublé par beaucoup de critiques du terme de de chef-d’œuvre et adoubé par une bonne partie du public, il nous fait nous demander si cette appellation n’est pas de plus en plus galvaudée. Qu’on l’apprécie est une chose, qu’on le positionne comme un sommet du septième art en est une autre. Ici, le ressenti est le même que celui qu’on avait eu pour « Seul sur Mars », d’ailleurs du même auteur, mais en pire: techniquement très convaincant, rien à redire sur ce point, mais particulièrement interminable et peu palpitant. Rien à voir avec le monument « Interstellar » (là oui le mot chef-d’œuvre est un consensus quasi unanime) en ce qui concerne les épopées spatiales pour sauver le monde ou avec « Premier contact » en ce qui concerne le rapprochement avec une civilisation extraterrestre. On pourrait aussi citer le méconnu et magistral « Ad Astra » de James Gray, injustement boudé. Tous les trois détenaient une puissance émotionnelle incroyable et indélébile ainsi que des enjeux forts et stimulants qui faisaient régner la tension et imprégnaient durablement la rétine et la mémoire.
Et franchement, on ne retrouve rien de tout cela au sein de « Projet dernière chance ». En premier lieu, les choix de montage alternant de manière erratique le passé et le présent apparaissent bien maladroits comme si le duo de cinéaste à l’origine du Spiderverse animé avaient peur de laisser la progression narrative dans son ordre naturel. Ensuite, la tentative de vouloir faire un film de science-fiction cool et presque léger est à louer mais pour cela il y a « Star Wars » ou « Galaxy Quest » et c’est un dosage difficile quand on veut y ajouter une certaine dramaturgie. Ici, le film a la bobine entre deux projecteurs tout du long. Le côté humoristique et l’aspect familial en mode aventures avec extraterrestre gentil annihile toute la tension et le sérieux des enjeux, faisant qu’on n’entre jamais véritablement dans la gravité de ce qui se joue, en l’occurrence la survie de notre monde. Idem pour le pan émotionnel, à quelques rares exceptions près, difficile d’être touché par l’aspect gaudriole de l’ensemble.
Rajoutons à cela que les rares vraies péripéties sont enterrées dans un jargon technique peu audible pour le commun des mortels et qu’il y a un véritable manque de séquences impressionnantes. Alors oui la technique est irréprochable ainsi que les effets spéciaux dernier cri qui occasionnent quelques plans sublimes comme celui de la découverte du vaisseau de Rocky ou celui de l’étoile fluorescente. Mais cela ne suffit pas à faire un film beau et captivant et « Projet dernière chance » semble donc particulièrement interminable pour qui, comme nous, n’adhère pas. La relation entre Ryan Gosling et l’alien Rocky est cocasse mais quelque peu basique comme finalement le script de ce film assez naïf aussi bien dans son histoire que ses dialogues. On sort de là content que ce soit fini et vraiment incrédule face à l’engouement général!
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Un grand film.
J’ai eu la chance de voir Dernière chance en avant-première grâce à Imma Film, et globalement, c’est une très belle surprise.
D’un point de vue technique, le film est vraiment solide. La réalisation est soignée, avec une mise en scène efficace et une ambiance qui fonctionne du début à la fin. C’est clairement un des points forts du film.
Du côté des performances, Ryan Gosling est tout simplement époustouflant. Il livre une prestation nuancée et intense qui porte le film sur ses épaules. Impossible aussi de ne pas mentionner Rocky, un personnage (ou présence) auquel je me suis rapidement attaché — gros coup de cœur de mon côté.
Cela dit, tout n’est pas parfait. Le film souffre de quelques longueurs, particulièrement dans sa partie centrale. Certaines scènes auraient gagné à être coupées ou resserrées pour garder un rythme plus soutenu. Avec un montage un peu plus serré, l’impact global aurait été encore plus fort.
En résumé, Dernière chance reste un film très réussi, porté par une performance marquante et une technique impeccable, malgré quelques moments qui tirent en longueur.