Vacances amicales (ou pas).
Pour commencer l’année de manière romantique, Netflix propose une adaptation d’un best-seller d’Emily Henry, intitulé comme le film « People we meet on vacation », comme premier film original pour sa plateforme en 2026. Ce roman est ce qu’on peut appeler un livre de plage ou de vacances (et cela colle parfaitement avec le sujet), prioritairement destiné à la gent féminine. Comme souvent dans ce type de films, on sait très bien comment cela va se terminer, ça ne fait aucun doute. On prend notre plaisir davantage dans le chemin ou le voyage emprunté pour y arriver. À l’instar de son matériau de base, le long-métrage ne déroge pas à la règle du schéma classique de toute bomme comédie sentimentale. Ils vont se détester puis s’apprivoiser, pour se rendre compte ensuite qu’ils s’aiment avant une dernière embûche pour enfin se réconcilier pour le « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». On ne divulgue rien du tout en révélant ça. De ce côté-là, aucune surprise ni velléité d’originalité à signaler, c’est balisé et cousu de fil blanc. « People we meet on vacation » se démarque quelque peu des poncifs du genre par sa structure en flash-backs montrant les différents voyages des amis/amoureux. Cette construction narrative apporte beaucoup de fraîcheur au long-métrage, un coté exotique et permet de le rendre plus dynamique.
Pour qu’un film du genre fonctionne, il est bien évident que l’alchimie entre les comédiens doit être de rigueur. La bonne nouvelle est que celle émanant du duo entre Tom Blythe et Emily Bader est incontestable. Le premier, découvert dans le spin-off des « Hunger Games » puis excellent dans le drame gay « Plainclothes » (inédit en France), fait preuve d’un charme certain sans être le beau gosse auto-proclamé. La seconde, totalement inconnue, est une révélation. Pétillante, drôle et solaire, elle empoigne le rôle avec brio, ressemblant un peu à la copine que tout le monde aimerait avoir. La séquence où ils s’avouent leur amour, bien que très caricaturale (pluie battante et regards langoureux à la « Cinquante nuances de Grey ») touche juste. On est avec eux et on veut qu’ils s’embrassent. « People we meet on vacation » a le mérite d’être souvent drôle, notamment au début même s’il ne s’éloigne pas assez des ornières et de certains clichés propres au genre. En revanche, les seconds rôles sont peu travaillés et encore moins mémorables et le film emprunte trop les canons de tout film romantique pour véritablement surprendre et qu’on s’en souvienne longtemps après la projection. Un moment sympathique pour toutes les âmes fleur bleue ou qui ont envie d’une petite dose de mignonnerie mais pas un grand film, ça c’est sur.
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