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Partir un jour

Critiques des membres

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3.5Très bon
2 critiques des membres
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2 critiques

Très bon
g d

Un film qui nous donne le goût de danser et de cuisiner!

Un film qui nous met un sourire au visage!

Je ne voulais plus partir...

A revoir.

Bon
Rémy Fiers

Partir toujours.

On ne peut pas dire qu’on ait été très convaincu par ce premier film en forme de comédie musicale. Mais pas une comédie musicale comme on l’entend, de celles dont les américains raffolent avec des numéros longs chantés et dansés. « Partir un jour » prend plutôt le parti de films comme « On connaît la chanson » d’Alain Resnais où les acteurs chantent quelques passages de chansons connues pour faire passer leurs émotions. À la vue du film, ce parti pris le rend un peu plus original mais n’apporte pas vraiment de substance à l’ensemble. Les œuvres de ce type sont rares en France et si, par exemple, « Les Chansons d’amour » de Christophe Honoré nous avait conquis par ses belles chansons et musiques originales ainsi qu’un sublime et rare sentiment de mélancolie, il n’en est rien ici.

Le choix de tubes récents et pop (voire oubliables et superficiels tels que des hits de K-Maro ou de Yannick) mêlés à des tubes plus anciens de Dalida ou Delpech est étonnant, voire audacieux, mais il est certain que cela ne sauve pas le film d’une certaine platitude. On dirait même qu’on est devant un film triste alors qu’il semble se définir comme solaire. La trame narrative est quelque peu rebattue. On y voit une jeune femme partie vivre à la ville son succès culinaire après avoir gagné une édition de l’émission « Top Chef » et qui doit retourner à la campagne chez ses parents après que son père a fait une crise cardiaque. Le fameux retour au bercail classique et déjà-vu, la sempiternelle opposition entre les gens des villes et ceux des campagnes et l’affrontement survolé entre un père déçu et sa fille agacée sont les ressorts éculés de « Partir un jour ».

On sent dans la manière de filmer de la cinéaste, la formation de documentariste. Les images sont granuleuses, la caméra en mouvement et il n’y pas vraiment de recherche formelle ici. « Partir un jour » souffre de sa forme très amateuriste qui ne met pas en valeur son joker musical. On peut en revanche affirmer que Juliette Armanet est très bonne comédienne pour son premier passage devant la caméra. Forcément à l’aise dans le chant (contrairement à tous ces partenaires), elle prouve qu’elle peut également briller en tant qu’actrice. Heureusement, le film est assez court car il aurait pu devenir vraiment ennuyant.

On a tout de même quelques beaux moments touchants lors de scènes intimes imprégnées de naturel et on peut dire que les dialogues sonnent juste et sont bien écrits. Et la meilleure scène du long-métrage, celle de la séquence finale sur la chanson du titre du boy’s band 2Be3 retravaillée pour l’occasion, clôt le film de très belle manière avec nostalgie, émotion et elle fait même chaud au cœur. Mais il est un peu tard. Une fois le générique terminé, on se demande quand même pourquoi ce film oubliable et si anecdotique a été choisi pour ouvrir le Festival de Cannes cette année. Certes, depuis quelques éditions, on privilégie des films français innovants (« Jeanne du Barry », « Coupez », ...) mais c’est peu dire que celui-ci est un choix surprenant (dans le mauvais sens du terme).

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