Les affres de l'immigration
Touchant, sans être tout à fait bouleversant. Belle réalisation de Léa Pool qui utilise la caméra à merveille. Sans dire qu'il y a des longueurs, il y a quelques moments un peu moins soutenus.
Touchant, sans être tout à fait bouleversant. Belle réalisation de Léa Pool qui utilise la caméra à merveille. Sans dire qu'il y a des longueurs, il y a quelques moments un peu moins soutenus.
Le nouveau long-métrage de Léa Pool est un vrai beau film. Il a tous les atouts pour nous emporter aussi bien le cœur que l’esprit. Il faudra juste passer outre deux défauts assez voyants et qu’il est important de citer. L’un devrait être partagé par la majorité des spectateurs quand l’autre dépendra de la sensibilité de chacun car on ne pourra reprocher à la cinéaste de faire valoir ses idées dans son film. « On sera heureux » souffre donc d’une fin pas tout à fait satisfaisante dans ce qu’elle a d’extrêmement précipité. Tout se désamorce et se résout en l’espace de cinq minutes et de manière presque hollywoodienne (dans le mauvais sens du terme) ce qui fait qu’on a du mal à y croire. Une sorte de deus ex machina un peu trop facile et expédié. Ensuite, le côté parfois un peu trop didactique du film est amplifié par les partis pris idéologiques de Pool. Elle semble évidemment très concernée par le sort des migrants et des réfugiés politiques comme par celui des minorités sexuelles. Cela donne un côté très engagé (à gauche) au film et profondément humaniste qui enchantera une partie du public et pourrait en agacer une autre. En cela, « On sera heureux » manque peut-être d’un peu de nuances et son côté manichéen n’est pas toujours de bon ton.
Des défauts non négligeables qui n’entachent cependant pas la réussite de tout le reste. Dès ses premières séquences en Iran, le film nous happe et nous prend aux tripes et au cœur. On voit à quel point l’Iran opère encore un traitement abominable et inhumain contre les homosexuels. Ce n’est pas nouveau, ni surprenant, mais les scènes d’entame sont une bonne piqûre de rappel sur la folie de l’obscurantisme religieux. Une fois au Québec, on se passionne pour une double relation, l’une amoureuse, l’autre intéressée, qui va impacter les trois personnages masculins et protagonistes principaux. « On sera heureux » est filmé comme un suspense social où l’obtention de papiers officiels est la finalité.
On ne lâche pas un seul instant tant le récit est soutenu et captivant de bout en bout en plus d’être instructif. La mise en scène de Pool est brillante et assurée, mettant en valeur d’un côté Montréal dans toute sa simplicité mais sachant aussi présenter les difficultés rencontrées par ces clandestins dans leur transit dans différents pays. Le casting est également impeccable et chacun des comédiens sait se montrer attachant même si leurs personnages agissent tous de manière égoïste sans s’en rendre compte. « On sera heureux » prône l’acceptation et le vivre-ensemble dans ce qu’il a de plus idéaliste certes mais il donne de l’espoir malgré la complexité du sujet et les problèmes administratifs rencontrés, plutôt bien vulgarisés d’ailleurs. Le film est parfois volontairement révoltant et nous pousse à une certaine réflexion en plus de s’avérer déchirant dans sa partie plus romanesque et romantique. Un long-métrage convaincant donc qui fait vibrer et dont on pardonne assurément les défauts.
Très bon film. Encore une fois Léa Pool est à la hauteur de son talent. Un film d'une profondeur dans les sentiments et des prises de vue exceptionnelles qui soutiennent le film à merveille. Le sujet est très bien abordé. Bravo.
Une « atmosphère », une « couleur », une « odeur » tragique d’INCENDIES plane toujours le long du récit sur les images magnifiques de Bélanger…
et PAF ! plein l’écran, en Iran de nos jours, deux hommes sont pendus sur la place publique avec en sous-titre « SODOMITE »;
Et PAF ! le mot renvoi aux spectateurs le terme ancien depuis des siècles « HOMOSEXUEL » ;
Et PAF ! Bouchard-Pool « nous » préviennent que ça ne sera rigolo et préparez-vous en conséquence ;
Et PAF ! Au Québec, deux hommes s’embrassent librement plein l’écran en public sans arrestation avec éclat ;
Et PAF ! Au Québec, deux hommes commettent l’acte de sodomie plein l’écran (suggestif) démontrant le caractère consensuel des partenaires ;
Et PAF ! Au Québec, « l’amant » est présenté tout naturellement à l’entourage immédiat ;
Et PAF ! Au Québec, depuis 2005, le Canada es devenu le quatrième pays au monde et le premier pays hors d’Europe à légaliser le mariage entre personnes de mêmes sexe à l’échelle nationale avec de l’adoption de la Loi sur le mariage civil qui a fourni une définition neutre du mariage en termes de genre ;
Et PAF ! REZA (Aron Archer, fantastique!) l’Amour fou pour SAAD (Mehdi Meskal, pète l’écran) seront HEUREUX au CANADA !
Bon film. Les acteurs principaux sont des interprètes bien convaincants. On comprends parfaitement ce que certaines personnes peuvent vivre dans ces pays qui ne respectent rien, et surtout pas les humains qui y habitent.
Prenant, humain et touchant. À noter, la superbe performance des acteurs principaux.
Un excellent film qui remet en perspective tous nos préjugés et qui nous fait voir la triste réalité de plusieurs. J’ai adoré ce film du début à la fin !!!!
J’ai vu en avant-première ce magnifique film de Léa Pool avec mon conjoint. Bien écrit, bien réalisé, magnifique jeu des acteurs. Plein d’humanité et d’émotions. Ne laissera personne indifférent. Bravo et bravo!