Gênant
D’une certaine façon, il s’agit d’une fable en hommage aux cinéastes et auteurs classiques chéris par le réalisateur, ainsi qu’à quelques concepts scientifiques et artistiques qui ont dû marquer son imaginaire. Beaucoup d’autoréférences aussi. C’est monté, en quelque sorte, à la manière d’un opéra.
Faste, dense, verbeux et ampoulé. Certains plans pastichent les captations télévisuelles de pièces de théâtre. D’autres, les productions hollywoodiennes majeures des années 20 aux années 60. Le mélange des genres cinématographiques n’est pas heureux dans cette proposition. Le scénario s’égare comme il arrive fréquemment pour des projets qui ont mis trop de temps à être concrétisés. Il est ardu de ne pas décrocher, comme lorsque l’on assiste à un mauvais concert. La musique est parfois emballante, parfois agaçante (là encore, l’éclectisme des styles devient navrant).
Laurence Fishburne y semble tout droit sorti de ’’La Matrice’’. Adam Driver s’en sort quand même bien, mais, étrangement, son personnage, qui se veut progressiste, tient un discours souvent conservateur, voire moralisateur. Mention spéciale à Nathalie Emmanuel pour la qualité de son jeu.