Un film assez long de narration!
J’en n'avais jamais vu de film comme ce genre! Dès le début, c’est de la narration et encore de la narration tout le long! L’histoire était bonne mais il manquait un petit quelque chose. Déconseillé aux enfants!
J’en n'avais jamais vu de film comme ce genre! Dès le début, c’est de la narration et encore de la narration tout le long! L’histoire était bonne mais il manquait un petit quelque chose. Déconseillé aux enfants!
2009 a définitivement été une année portée par la grâce
pour ce qui est des long-métrages d'animation alors que de grands
cinéastes tentaient de prouver que ce genre n'était définitivement pas
destiné seulement aux enfants alors que Pixar nous ramenait notre grand
coeur d'enfants et que Disney restaurait les films d'animations
classiques de princesses.
Mary & Max de son côté, s'il ne réinvente pas tant de choses du
côté de la technique, a su prouver une maîtrise totale de cet art en
présentant un magnifique et touchant film.
Les films en pâte à modeler ce n'est pas nouveau, mais si ceux-ci se
sont plutôt adressé à un public familial, voire plus jeune jusqu'à
maintenant, Mary & Max est pour sa part destiné à un public
beaucoup plus mature.
Toutefois, ce qui aurait pu prendre un ton dramatique insupportable
en s'apitoyant inutilement sur la "misère" et le sort de ses
personnages, passe haut la main ce test en préférant illustrer le tout
avec humour et un bon dosage d'émotions, effets de style en extra.
Il faut le dire, Adam Elliot, déjà récipiendaire d'un oscar pour le
magnifique, allumé et touchant Harvie Krumpet, possède déjà une
signature bien à lui qu'il a indéniablement surpassé avec ici son
premier long-métrage.
On ne peut toutefois cacher que le tout manque un peu de rythme par
moment, avec cette légère sensation de redondance dans le style
narratif, comme c'est souvent le cas lorsqu'on transpose une recette
gagnante réservée pour une courte durée à une plus grande, mais si peu
pour réellement gâcher notre plaisir.
Ainsi avec humour et génie, il relate avec brio cette brillante
histoire d'une jeune fille délaissée par son propre univers pour ses
défauts qui se lie d'amitié par courrier avec un vieil homme atteint du
syndrome d'Asperger également délaissé. Ce qui fascine avec ce genre de
film, c'est qu'il permet de s'attendrir pour ces gens qu'on remarque
peu ou qu'on dédaigne habituellement dans la vie de tous les jours, pas
nécessairement par mauvaise volonté, mais instinctivement, ce qui est
différent pose toujours une certaine barrière, qu'on le veuille ou non.
Ces films arrivent-ils donc vraiment à faire changer les choses? Dur à
dire. Sauf que celui-ci va plus loin que de seulement exposer la
syndrome d'Asperger, il vient chercher en nous la Mary ou le Max qui
sommeille profondément ou pas. Ce petit être qu'on garde enfouit qui
tôt ou tard se sent seul ou délaissé.
Cette solitude étant alors soulevée, impossible de ne pas être
touché et de se voir ravit par ce demi conte de fée qui met les
projecteurs sur les mis-de-côtés de la société, prouvant qu'à leur
façon, ils se forment leurs propres moments de bonheur.
Parmi les belles trouvailles outre les traits souvent caricaturaux
distincts d'Elliot, on retient son goût et l'importance de ses choix
musicaux, la subtilité de sa narration omniprésente ici dites avec brio
par Barry Humphries ou encore l'utilisation modérée de ses vedettes, de
Toni Collette à Philip Seymour Hoffman, en passant par Eric Bana. On
note également ses choix artistiques qui mettent la vie urbaine de New
York en noir et blanc avec de la couleurs juste quand il le faut ou
encore le monde coloré tout en étant terne de Melbourne. Chaque détail
est pris en compte.
Ainsi, face à autant de soin, impossible de ne pas succomber pour ce
bijou non seulement de film d'animation, mais de film tout court par sa
façon juste et redevable de traiter de ces sujets qui pourraient
aisément devenir dur et lourd. Une magnifique réussite.
Mary & max est un film réussit grace à l'histoire et à l'humour.Mais, il ne s'adresse pas aux enfants de moins de 10 ans.Le film est aussi très touchant.Je voyais des gens dans la salle qui pleurait.
Quoi de plus réussi qu'un film fait tout en contraste, passant sans heurt entre le rire et les larmes, la lumière et les ténèbres. « Mary et Max » fait partie de cette classe à part, de ces films d'animation qui s'adressent autant aux adultes qu'à un jeune public. Basé avant tout sur une narration (c'est-à-dire la lecture des lettres que s'envoient les deux protagonistes principaux : une jeune australienne et un juif obèse new-yorkais), le film évite tout de même la lourdeur qui accompagne généralement ce genre de parti pris et est d'une richesse visuelle fabuleuse. Ça sent l'Oscar, comme dirait l'autre.