Ridicule jusqu’à la fin.
Le début aurait pu annoncer un film intéressant, mais ça devient très vite ridicule et d’un ennuie mortel. C’est bien l’fun des films fuckés, mais il y a toujours ben des limites à la stupidité !!!
Le début aurait pu annoncer un film intéressant, mais ça devient très vite ridicule et d’un ennuie mortel. C’est bien l’fun des films fuckés, mais il y a toujours ben des limites à la stupidité !!!
La bande-annonce, le pitch, le fait que Jordan Peele produise tout comme ce mélange à priori étrange de film sportif et d’horreur psychologique avaient de quoi intriguer. Finalement, « Him – G.O.A.T. » se positionne probablement comme le plus gros WTF de l’année cinématographique et une œuvre qui met mal à l’aise mais pas dans le bon sens du terme. Dans le sens où c’est davantage par les images et les messages qu’elle renvoie que par la sensation qu’il procure. Si la fascination morbide exercée par la superbe scénographie du second film de Justin Tipping sont avérées, ce qu’il raconte et la manière dont il le raconte sont proches du grand n’importe quoi et catégorise le film dans le rayon des exercices de style vains et prétentieux.
D’ailleurs, une fois « Him – G.O.AT. » terminé, on n’est pas sûr d’avoir tout compris tant le propos est confus et le message nébuleux. Et on se rend surtout compte que l’intrigue tient sur un bout de papier. L’atmosphère étrange lorgne fortement sur des pépites du genre tels que « Le Menu » ou « Blink Twice » mais sans jamais parvenir à les égaler voire même les approcher. Oui, la vision du film dégage un certain côté malaisant mais c’est donc plus à cause de toute la symbolique mixant, religion, satanisme et un certain complotisme (celui qui arguerait que les stars passent par des rituels sanguinaires pour arriver là où elles sont). L’auteur broie une palanquée de codes, de symboles et de rites dans un grand fourre-tout qui devient vite imbuvable. Et, parfois, son film se rapproche dangereusement du ridicule non assumé comme le montre la fin ou la séquence du sauna. On décèle ca et là pourtant des bonnes idées comme cette chèvre à la massue ou la scène allégorique sur la toxicité des fans mais elles sont trop éparpillées dans ce fourre-tout. On sent également une satire de l’Amérique avec sa Sainte-Trinité, famille, sport et religion mais elle est bien trop caricaturale.
On est d’ailleurs plus proche du clip, un clip qui oscillerait entre une Lady Gaga sous acide tendance adoration du Diable et un clip de rap bling-bling pour adolescents. Le cadre, les décors, les costumes et la manière de filmer de Tipping nous renvoient des scènes qui sont magnétiques à regarder mais, sur le long terme, on se lasse tant elles sont au service du vide ou d’un script qui hésite entre le cliché et le chic ascendant toc. Il semblerait que Peele ait laissé libre cours à son poulain sans jamais le brider et qu’il ait choisi d’enchaîner jusqu’à saturation les séquences bizarres pour dire d’être bizarres. Et si le choix d’être aussi abscons est volontaire, on est loin d’un David Lynch ou d’une œuvre comme « Donnie Darko ». Le côté hypnotique qu’aurait pu procurer un tel dispositif qui ressemble plus à de l’art gothico-baroque tombe à l’eau tant tout cela est au service d’une démonstration visuelle finalement aussi vide que son propos. Dommage.
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