Cette critique sera brève et minimaliste (Hi hi, j'ai écrit ça avant de
me relire). "Lucy" a tout d'un blockbuster
d'été (protagoniste charismatique, des méchants Chinois (des Taïwanais
pour être précis), une intrigue postmoderne éclatant les genres et
mêlant récits de science-fiction et thriller policier) qui est loin
d'être bon marché et qui vous fait passer un agréable mardi soir. Le
film s'ouvre sur une scène qui me rappelait agréablement mais
subtilement le "2001: A Space Odyssey" de Kubrick, tandis que les autres
y voyaient "La Planète des Singes". Quelle bande de primates, c'est la
cas de le dire. Scarlett Johansson est fidèle à elle-même et livre une
performance acceptable qui n'offre pas tant de surprises, quoique les
propos de son personnage sur la fin nous font poser de sérieuses
questions métaphysiques. Mais avant d'arriver à la dernière
séquence, un mélange savoureux d'effets visuels et d'un voyage de la
conscience à travers le temps et l'espace (je dois avouer que dans la
salle des gens ne cessaient de lancer tout des WTF
agaçants à n'en plus finir), le récit offre une plénitude de scènes
d'action propres aux genres (courses poursuites, des tires d'armes à feu
compulsifs qui feront grimper la testostérone de ceux qui ne sont là
que pour admirer le degré premier de cette production). C'est ce que je
reproche au film, mais je savais pertinemment à quoi je devais
m'attendre en allant le voir. Mais c'est
vraiment la fin qui est un MUST. Il y a même cette
courte scène pseudo-religieuse devenue un peu cliché où "Adam/Lucy"
rencontre son Créateur/Lucy, mais l'effet donné est tout de même
saisissant. Ouais, je sais, ça semble fou, mais ça a du sens. Il n'est
pas nécessaire de sortir de la salle plongée dans les ténèbres et d'être
soudainement illuminé par des connaissances et des vérités sur le but
de l'existence. C'est à prendre avec un grain de sel, rien de plus. En
tout cas, ça ne m'a pas déplu, mais ce cinéma
n'est pas tout à fait le mien. Je laisse les curieux faire leur propre
opinion.