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L'opéra de la terreur : l'embrasement

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3 critiques

Minable
a cinémaniac

Trop c`est trop !

Scénario et réalisation dans le style des films SAW que l`on a vu il y a quelques années. Morbide et violent à souhait. Interprétation mièvre et sans intérêt . Les excellents films ``Heure de disparition`` et le film `` CA ``sont beaucoup plus subtil et horrifiant que ce film minable.

Excellent
François R.

Bon film

Film très violent avec une touche d'humour, peu de moment horrifiant mais beaucoup d'action. Ma note 4/5.

Très bon
Rémy Fiers

Explosion de violence et de gore jubilatoire.

Sam Raimi avait resuscité sa propre trilogie culte « Evil Dead » avec un nouveau film éponyme en 2013. Un film plus moderne qui faisait honneur aux premiers mais à la réception mitigée. Récemment, la saga avait connu une renaissance incroyable avec celui de Lee Cronin, « Evil Dead Rise », un opus extrême et sans concession, presque définitif dans sa manière de pousser les curseurs du gore et de l’écœurement, pour un résultat magistral et mémorable. Succès aidant, voilà le nouvel opus d’une saga qui pourrait s’étirer à l’infini puisqu’on change tout le temps de protagonistes avec les nouveaux films, avec juste le Livre des morts et les Deadites comme lien. Lee Cronin n’a pas resigné puisqu’il est parti réaliser sa version tout aussi extrême (et géniale) du mythe de la momie avec « Le Réveil de la Momie », d’excellente mémoire tant c’était inattendu, intense et dégoûtant.

Cette fois, c’est un frenchie qui a été appelé : le jeune prodige à l’origine du film d’horreur avec araignées complètement traumatisant « Vermines ». Un film de série B français particulièrement marquant et horrible qui lui a permis d’être remarqué. Les sirènes d’Hollywood l’ont donc appelé et on peut dire qu’il ne s’est pas cassé les dents comme tant d’autres lors de leur passage outre-Atlantique, notamment dans le film de genre. En effet, « Evil Dead Burns » est très réussi et confirme tout le bien que l’on pensait de ce jeune prodige. On pourra tout de même avancer que l’opus précédent était plus roboratif et que le contexte citadin d’un immeuble de centre-ville ajoutait une touche originale que n’a pas celui-ci avec sa vieille – et sempiternelle – maison isolée dans les bois. En outre, l’histoire offerte ici est vraiment réduite à peau de chagrin, presque accessoire, pour permettre le maximum d’horreur, de violence et de sévices. On notera aussi que la psychologie des personnages est plus basique avec en toile de fond, une famille dysfonctionnelle et le thème à la mode au cinéma de la masculinité toxique et des violences conjugales.

Ceci mis de côté on ne peut qu’apprécier le déluge de gore et de sang offert ici avec une sauvagerie sans limite. Bien sûr, si on est client de ce type de cinéma sinon la séance sera particulièrement pénible. L’inventivité mise en branle ici pour traumatiser les corps, les chairs et les esprits est à son paroxysme. N’importe quel outil de tous les jours devient un instrument de torture et de douleur dans un joyeux opéra de terreur viscéral (comme le suggère le titre québécois) qui ravira les amateurs. Certaines séquences sont incroyables de méchanceté. Du lave-vaisselle à la jambe en bois en passant par le crayon dans le tympan, c’est incroyablement imaginatif et extrême. Même les torture-porn à la « Saw » passeraient pour des enfants de cœur tant c’est dégoûtant ici. Qui plus est, Vanicek impressionne avec une mise en scène vigoureuse et toute aussi musclée. Entre un plan-séquence destructeur qui nous met KO et des mouvements de caméra rendant la violence encore plus flamboyante, on est gâtés. Tellement, qu’arrivé à la toute fin, on en serait presque épuisé et qu’on voudrait que cela se termine. Mais la note d’intention « Evil Dead » est remplie haut la main avec fracas, tripailles et hémoglobine à gogo.

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