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L'inconnu de la Grande Arche

Critiques des membres

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3.5Très bon
3 critiques des membres
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3 critiques

Bon
Rémy Fiers

Plus pédagogique et instructif que cinématographique.

Le cinéma de Stéphane Demoustier prend de l’ampleur. Après plusieurs courts-métrages et deux films plus confidentiels (« Terre battue » et « Allons enfants »), il s’est vraiment révélé avec le drame judiciaire « La fille au bracelet » et le suspense carcéral « Borgo », ses meilleurs ouvrages qui lui d’ailleurs ont valu la reconnaissance de la profession et une porte d’entrée aux Césars. Porte qu’il a d’ailleurs encore franchie cette année grâce à « L’Inconnu de la Grande Arche » avec beaucoup de nominations mais aucune récompense majeure. Son cinéma est assez âpre, un peu froid et, avec ce nouveau film adapté d’un roman, il confirme mais prend des contours et postures plus académiques. Le format carré et l’image un peu vieillie, correspondant parfaitement au cinéma de l’époque où se déroule le film, les années 80, ajoutent encore un peu à ce ressenti pas désagréable et plutôt adéquate.

« L’Inconnu de la Grande Arche » était censé nous raconter la genèse de la construction de ladite arche. Un monument imaginé pour faire rayonner le quartier des affaires parisien dans le monde et lui donner une image forte et avant-gardiste architecturalement parlant. Cependant, si on voit bien les étapes de la conception et de la construction de ce projet pharaonique, le script fait bien trop souvent un pas de côté pour davantage s’intéresser à la figure de l’architecte qu’à l’édifice et les aléas de son érection. Un personnage aussi passionné que borné qui s’avère fascinant mais qui prend peut-être trop de place dans le film et le détourne de ses aspects les plus pertinents. S’en dégage donc une petite impression de frustration et un certain goût d’inachevé puisqu’il nous manque pas mal d’informations importantes et qu’on ne connait même pas la manière dont le chantier s’est achevé. Comme si les aléas de la construction nourrissaient le personnage plutôt que l’inverse.

La distribution internationale est en revanche particulièrement savoureuse. Le danois Claes Bang (tête d’affiche de la première Palme d’or pas très palpitante de Ruben Östlund, « The Square ») est remarquable dans la peau de cet homme obstiné mais droit dans ses bottes. Swann Arlaud est plus en retenue face au québécois Xavier Dolan, très en forme. On regrette que le personnage de la femme de l’architecte, joué par la grande Sidse Babett Knudsen, soit moins bien loti par le script, d’autant plus que c’est celui qui a été le plus romancé. Enfin, Michel Fau se glisse dans la peau d’un Mitterrand à la bonhomie presque comique un peu trop éloigné de l’image qu’on s’en fait. Cependant, les notes d’humour parsemées grâce à son personnage et celui de Dolan aèrent une œuvre un peu rigide.

Notons tout de même que ce film a vocation historique se révèle finalement bien plus instructif et pédagogique (et donc intéressant) que véritablement cinématographique. Il manque en effet de ce qui fait la sève du septième art dans « L’Inconnu de la Grande Arche ». En outre, c’est parfois trop verbeux, il y a quelques longueurs et le côté elliptique du script peut parfois gêner. Ce genre de cinéma très vieille France malgré des effets visuels aussi discrets qu’impeccables ne plaira pas à tout le monde. Il n’empêche, Demoustier trace un sillon original dans le cinéma français et si ce n’est pas son film le plus convaincant, il est loin d’être dénué d’intérêt.

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Excellent
Louise Galarneau

Bon
Gino Coutu

Interessant !!!!

Les embûches d’un architecte à poursuivre son projet voir son œuvre au travers les obstacles de la vie. Un fait vécu est toujours très intéressant malgré quelques longueurs !!!