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Les jours parfaits

Critiques des membres

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3.5Très bon
2 critiques des membres
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2 critiques

Très bon
Alain Pinel

Étonnant

Il n'y a que Wim Wenders pour nous présenter un film où les premières paroles ne sont prononcées qu'après un peu plus de 10 minutes tout en conservant l'intérêt; malheureusement, si l'on n'est pas dans le bon état d'esprit pour recevoir ce film, cet intérêt s'amenuise avec le temps puisqu'il n'y a pas vraiment de trame narrative au sens usuel, du moins, dans la première moitié de celui-ci, mais ça revient heureusement ensuite si on n'a pas décroché. L'acteur Koji Yakusho est tout simplement parfait pour le rôle. Géniale utilisation de la musique pour décrire l'état d'esprit du personnage principal. Ce dernier est tellement serein que chaque apparition du personnage secondaire, qui sert en quelque sorte de faire-valoir, devient dérangeante. En somme, un hommage à la résilience, l'extrême politesse et le respect d'autrui dans la société japonaise… ainsi qu'une classe de maître dans l'art de nettoyer des toilettes! Malencontreusement, il faut avouer que l'on sent passer la grande partie des minutes constituant la première heure du film.

Bon
hyperseb

Peut-on être seul et heureux ?

Me suis emmerdé mes amis, c’est long et routinier, et pourtant je me suis réveillé ce matin chamboulé par ce film.

Il y a quelques films qui m’ont fait cet effet-là dont Passagers avec Jennifer Lawrence et Chris Pratt en 2016 sur un sujet similaire. Avec Perfect days, on est dans la routine du bonhomme. On le voit 20 x faire son lit 20 x arroser ses plantes, s’habiller, se rendre au boulot et que dire du nettoyage des chiottes publiques. Mais bon, il faut passer par là pour recevoir le film en pleine face (à rebours dans mon cas).

C’est une réflexion sur le bonheur et la solitude. Peut-on être seul et heureux quand même ? Au début du film, on a l’impression que le personnage est un vieux sage, silencieux et capable de s’émerveiller devant tout : un arbre, un enfant qui pleure, un ciel nuageux. Il est généreux, attentionné et possède une collection de vieilles cassettes de bands américains des années 60 et 70 qui le rend encore plus sympathique. Bref, il respire la liberté et le lâcher prise.

Mais au fil de ses rencontres passagères, on découvre son passé et sans jamais l’expliquer, on comprend que sa solitude est un compromis, voire un sacrifice, qu’il vit dans son propre monde, en rupture avec ses origines, qu’il est enfermé en lui-même. Le plan final est l’une des plus belles performances d’acteur que j’ai vu dans ma vie.

En sommes, j’hésite à vous le conseiller. Il faut d’emmerder pour cueillir les fruits de ce film. Hier, en sortant du cinéma, j’étais en tab…Ce matin, je suis ému.