Fan on non Fan!
Vous aimerai ce film dans les deux cas! Très bon!
Vous aimerai ce film dans les deux cas! Très bon!
Si ce ne serait de ce côté hommage illustré de multiples
façons, Fanboys serait une autre comédie d'adolescents insipide à jeter
immédiatement sans même bénéficier d'une consommation.
Je
connais peu Star Wars. Si ce n'est de quelques répliques cultes, de
quelques scènes cultes et de quelques personnages cultes (Star Wars
doit être, comme exposé dans ce film, un culte en soi après tout..).
Bon, je cesse ici de vous mentir, je n'ai jamais vu un seul Star Wars.
J'attends encore qu'on me dévoile l'ultime vérité: dois-je commencer
par les originaux ou dans l'ordre "logique" ? C'est mon excuse pour ne
pas avoir touché à la chose.
Pour en revenir au film, de ne pas
être familier avec l'oeuvre de Georges Lucas doit certainement diminuer
de moitié si ce n'est du trois quart l'appréciation du film tant les
références autant en répliques, en apparitions et en mise en scène
fulminent de partout.
Heureusement, le film trace également un
portrait de fans extrêmes et ça, on doit se l'avouer, c'est un sujet
assez intéressant puisque pour quasi n'importe quoi, on en trouvera.
Que ce soi pour des jeux vidéos, des films, des séries télé, des bédés
et j'en passe.
Bien évidemment, pour joindre les deux bouts on se
lance dans la comédie adolescente de base où tout est grossièrement
tracé. La quête de la perte de virginité, les amours cachés presque pas
dévoilé, les jobs étudiantes, les points de non-retour de carrière,
etc, etc, etc. Comme bien des comédies des dernières années, on met
l'emphase sur des nerds, pour ne pas dire losers, auxquels, à quelques
exceptions près, on finit par s'attacher.
Bon. C'est peu drôle et
on a tôt fait de s'ennuyer et de souhaiter que leur quête aussi
improbable qu'insipide (mais qui semble ô combien brillante pour de
jeunes enfants plein d'avenir, ce qu'ils ne sont plus), soit, d'entrer
par infraction dans les studios de George Lucas lui-même pour voir le
nouveau Star Wars avant tout le monde, se réalise le plus vite
possible. Surtout qu'on met à l'avant-plan une espèce d'histoire de
cancéreux, ce qui est censé donné du sentimentalisme à tout cela, mais
qui manque cruellement de crédibilité.
Alors? Pourquoi le film
finit tout de même par s'en sortir? Bah, les différents caméos, de
Kevin Smiths à Seth Rogen, sont plus que généralement agréables, on
doit se l'avouer. De plus, Kristen Bell qui doit être la plus sexy des
tomboys est fort jolie, donc une fois entrée en scène, pour de bon, on
a de quoi river nos yeux.
Sinon, sur un registre plus sérieux, je
dois avouer que la dernière partie du film, je ne saurais dire si
c'était les dix ou les quinze dernières minutes du film, m'ont
totalement charmés. Exit les stupidités et les blagues de piètres
qualités, on fait place, enfin, à du sérieux. Là l'histoire
sentimentale de série B à laquelle on a eu peine à croire prend son
sens et peut même s'attribuer le fait d'être crédible, voire réaliste,
si on oublie sa longue prémisse manquant de convictions. Non, on a
trouvé la plus belle fin alors qu'on ne cherche plus à ridiculiser son
sujet, mais plutôt à l'illustrer en lui rendant hommage et, il faut se
l'avouer, on est captivé et on est touché. Dans ces dernières minutes
du film, qui tout de même situe un "Happy End" bien senti, mais
fortement réussi, on boucle la boucle et on sent avec vigueur l'esprit
du fan fini, celui-là même qui existe en chacun de nous et c'est juste
dommage que cet exemple de maturité n'est pas été utilisé et illustré
pour tout le reste du film, puisqu'on aurait eu droit à tout un film
au-delà de ces bonnes directions que prend l'histoire, mais qui
manquaient toujours de punchs dignes de ce nom.
Heureusement,
cette fin et cette réplique finale qui vaut à elle seule tout le film,
mais également tout le concept et finalement l'utilité des fans
extrêmes grâce à une habile remise en question, seront ce qui nous
restera en tête nous laissant presque croire que le film était quand
même bon et ça, c'est tant mieux, autant pour eux, que pour nous.