Après le sublime Anatomie d’une chute qui m’habite encore, j’ai couru au cinéma voir Le procès Goldman précédé de bonnes critiques. Je suis sorti amèrement déçu.
J’ignore si la magistrature française permet réellement la tenue d’audiences aussi chaotiques où les gens dans la salle invectivent les témoins, où les jurés expriment leurs opinions et où les avocats interrompent leurs confrères sans raison, sinon pour faire rire l’auditoire. Une chose est sûre, le parti-pris du réalisateur Cédric Kahn est clair et les personnages qui ne partagent pas ses idées sont caricaturés à outrance. C’est zéro subtil.
Il reste que le personnage de Pierre Goldman est intéressant dans la mesure où c’est un idéaliste déçu par lui-même qui s’assume entièrement.