Jolie fiction historique
Beau voyage temporel de Cédric Klapisch qui fait rêver. Le jeu est juste chez toute cette sympathique distribution. Très beau thème musical récurrent. Superbe photographie. Peut-être juste un tout petit peu trop long.
Beau voyage temporel de Cédric Klapisch qui fait rêver. Le jeu est juste chez toute cette sympathique distribution. Très beau thème musical récurrent. Superbe photographie. Peut-être juste un tout petit peu trop long.
Un beau film de Cédric Klapisch sur un quatuor de lointains cousins qui sont nommés par la famille pour prendre connaissance d’une maison abandonnée qu’ils ont reçue en héritage. Ils y découvrent plein de trésors sous la forme de photos, lettres et tableaux de peintre. À travers la découverte de l’histoire de leur lointaine aïeule du 19e siècle, on apprend aussi à connaître chacun des quatre cousins/sines. On passe de 2024 à la fin du 19e siècle au fil des découvertes des cousins, on plonge dans un Paris plein d’effervescences et dans l’histoire d’Adèle, l’aïeule des protagonistes, qui quitte la campagne pour la grande ville à la recherche de sa mère qu’elle n’a jamais rencontrée.
WOW! Ce film est excellant à voir sans faute. L'histoire est merveilleuse, les acteurs excellents-es les paysage et de passer d'une époque à l'autre extraordinairement bien fait. j'ai adoré ce film BRAVPO! BRAVO!
Ce qui frappe quand on consulte Allociné pour savoir comment le dernier Klapisch a été reçu, c’est le fossé qui sépare les critiques et les spectateurs. Les premiers ont dans l’ensemble boudé ou snobé le film. Les seconds l’ont adoré, 237 personnes y accordant même cinq étoiles et 336, quatre étoiles. Comme c’est souvent le cas, je suis du côté du public. J’ai été ravi et bouleversé par La venue de l’avenir.
Il faut dire que j’aime beaucoup ce réalisateur, qui ne m’a jamais déçu. Je ne dis pas que tous ses longs métrages sont des chefs-d’œuvre. Il y a les années marquées par un grand cru et les années offrent plutôt un cru honorable. À propos d’En corps, sorti il y a trois ans, j’avais écrit que l’œuvre touchait au sublime. C’est également le cas de ce dernier opus.
On s’y promène brillamment entre le Paris de la fin du XIXe siècle et le Paris d’aujourd’hui (qui n’est pas celui d’Emily) en suivant les traces d’Adèle, une jeune paysanne descendue dans la grande ville depuis sa Normandie, et les recherches de quatre de ses descendants. Il s’agit moins d’un récit que d’un tableau, que dis-je, d’une grande fresque impressionniste, d’une splendeur à couper le souffle, où l’histoire personnelle se mêle à la grande Histoire.
Comme En corps, La venue du futur est aussi un film sur la beauté qui naît de l’art et donne un sens à nos vies. J'en suis ressorti débordant de joie.
Cédric Klapisch est l’un des cinéastes les plus connus et remarquables du patrimoine français contemporain; il a ce don rare de plaire à toutes les générations. Prenons l’exemple de « L’Auberge espagnole », film devenu culte et intergénérationnel au possible. Il avait connu une petite baisse de régime dans les années 2010 avec des films moins mémorables et de moindres succès au box-office, lui qui est habitué à tutoyer les millions. Il était cependant revenu en grande forme avec « En corps », beau succès davantage public que critique qui nous avait pourtant moyennement convaincus. « La venue de l’avenir » confirme en revanche le retour de l’inspiration et du grand cinéma pour le cinéaste avec son film le plus ambitieux depuis longtemps.
En effet, il sort clairement de sa zone de confort avec cette œuvre qui se déroule sur deux temporalités (le présent et la fin du XIXème siècle) se répondant parfaitement de manière fluide et portant sur des thèmes admirablement abordés tels que la famille au sens large, la transmission intergénérationnelle et l’art sous toutes ses formes. Un film qui aime le cinéma autant que le cinéma va l’aimer. Chaque séquence de « Le venue de l’avenir » est un enchantement et nous galvanise par, au choix, son humour, les bonnes ondes qu’elle dégage, l’émotion qu’elle procure ou encore ce qu’elle raconte de nos sociétés actuelles mises en parallèle avec le passé.
Son long-métrage bénéficie en outre d’un casting exceptionnel qui trouve le moyen d’être aussi hétéroclite qu’homogène. Il y a une belle révélation en la personne du jeune Abraham Wapler dont on devrait de nouveau entendre parler très vite. Le quatuor dont il fait partie avec Vincent Macaigne, Zinedine Soualem et Julia Piaton, est impeccable et figure une partie dans le présent qui se présente comme un joyeux film choral. Cécile de France nous y étonne également dans un contre-emploi de bourgeoise férue d’art où on se régale de chacun de ses gestes et paroles. Sara Giraudeau est également admirable dans un second rôle pas facile dans la partie film d’époque. Et si on n’était pas vraiment galvanisé par le choix de Suzanne Lindon dans le rôle principal, elle se débrouille finalement plutôt bien, entourée par un duo de jeunes pousses charmantes : Paul Kircher et Vassili Schneider.
L’alternance entre le présent et le film d’époque se fait naturellement, on passe de l’un à l’autre avec beaucoup d’harmonie que ce soit visuellement ou dans le cadre de la narration. Il y a juste un couac au niveau de la reconstitution, pourtant très soignée sur le reste : les inserts en numérique des arrière-plans parisiens font vraiment faux, presque comme des peintures. À tel point qu’on en vient à se demander si ce n’est pas fait exprès. En bref, on suit ces deux joyeuses tribus de la même famille qui cherchent leurs racines avec beaucoup de plaisir. C’est grâcieux, c’est lumineux et certaines séquences sont vraiment imparables comme celle de l’ayahuasca, très drôle et originale. « La venue de l’avenir » est une œuvre aussi ambitieuse que délicieuse et peut-être la meilleure de son auteur depuis des lustres.
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Ce film nous ramène à Giverny et à l’orangerie. Du plaisir du début à la fin. C’est le plus beau film de Klapisch!
Un très beau film d'époque!
Wow! A revoir!