Prévisible du début à la fin
La plus grande difficulté lorsqu’on fait un film est la prévisibilité. On ne veut pas que ce soit comme les autres, on veut se démarquer avec une histoire originale et une finale magnifique. Malheureusement, La saison miracle se démarque moyennement. Le fait que ce soit inspiré d’une histoire vraie ne change pas grand-chose. Déjà que la bande-annonce en disait beaucoup trop…
Caroline “Line” Found est la meilleure capitaine et joueuse de volley-ball d’Iowa City. Lorsqu’elle décède dans un accident de moto, l’équipe est démotivée et ne cesse d’accumuler les défaites. Après avoir retrouvé espoir grâce à Kelly, la meilleure amie de Caroline, les filles devront remporter 15 matchs pour se rendre en finale et gagner le championnat. Pas besoin d’en dire plus, vous savez comment ça va finir.
Tout est prévisible du début à la fin. À partir du moment où Caroline meurt, on sait déjà ce qui arrivera. Le réalisateur Sean McNamara ne réussit pas à captiver l’attention du spectateur très longtemps, car comme ce dernier sait d’avance, il n’a plus envie de continuer d’écouter le film. Malgré la prévisibilité, l’histoire demeure touchante, il n’y a pas de doute là-dessus. La scène des funérailles de Caroline et celle où tous apprennent qu’elle est décédée donnent envie de pleurer. Mais le rythme du film ne nous laisse pas le temps d’apprécier pleinement l’histoire tellement il y a de l’action et de l’intensité.
Erin Moriarty, Helen Hunt et William Hurt offrent une excellente performance. Dans les moments de joie, comme dans les moments de tristesse, les comédiens brillent dans leur jeu. Danika Yarosh est aussi incroyable, même si on la voit peu à l’écran.
La saison miracle est une œuvre touchante et dramatique, mais trop prévisible pour l’apprécier. Je suis certaine que vous n’aurez même pas besoin de regarder le film ; juste en lisant cette critique, vous éviterez de gaspiller 1h41 minutes.