Après plusieurs tentatives (ratées) de la Warner Bros. de se faire une vache à lait à la Marvel avec ses personnages de DC, voici que le studio tente un grand coup avec la mise en commun des plus populaires de son univers avec la Justice League.
Hors mis les lucratives franchises de Batman signées Tim Burton (années 90) et Christopher Nolan, l'histoire ne nous a permis qu'une série de coups d'épée dans l'eau. Après le prometteur Man of Steel, le réalisateur Zack Snyder nous a livré le trop sombre, trop lourd, trop complexe Batman v. Superman. Film beaucoup trop long, dénudant d'intérêt tout potentiel attachement avec quelconque personnage aperçu à l'écran.
Que dire alors de ce Justice League, sur lequel les gens en habits fondent tant d'espoir pour se remplir les poches ? Et bien, sans être mauvais, ce nouvel opus, retouché à la dernière minute par Joss Whedon (Snyder a dû se retirer avant la fin - le suicide de sa fille l'ayant, bien sûr, passablement touché) ne livre pas entièrement la marchandise.
La psychologie des personnages est beaucoup mieux livrée. Chaque héros est bien interprété (Gal Gadot, Jason Momoa et Ezra Miller sont très efficaces) et est mis en situation de réussite en termes d'interactions à l'écran. L'humour et la légèreté qui devraient être au menu de ce genre de rendez-vous y sont de façon plus omniprésente. Et bien sûr, il y a de l'action.
Là où le bât blesse, c'est au niveau de la qualité du scénario, aussi prévisible et mince qu'une feuille de papier et de la qualité des effets visuels. Ce Steppenwolf, le méchant du film, n'est pas très léché et empeste le mauvais CGI à plein nez. À réunion aussi épique, le cinéphile est en mesure de s'attendre à un antagoniste à la hauteur.
Bref, bien que le film n'est pas ce qu'il aurait pu, ou dû être, le film possède suffisamment d'éléments intéressants pour acheter un peu de temps aux créateurs, qui, on l'espère, sauront fignoler une meilleure histoire et un meilleur méchant de service. Dans ce genre de production, la réussite globale du produit fini est souvent proportionnelle à la livrée du vilain. On se donne une autre chance, DC ?