Publicité

La femme la plus riche du monde

Critiques des membres

Rédiger une critique

3.5Très bon
3 critiques des membres
  • 0
  • 1
  • 2
  • 0
  • 0

3 critiques

Très bon
g d

Le pouvoir de l'argent.

Excellents comédiens.

Excellent

LA FOLIE À DEUX; DEUXIÈME PRISE !

C’est la deuxième fois que ces deux-là se retrouvent ensemble et pètent l’écran encore une fois ! Ils sont FABULEUX ! Et encore renversant !

Lui, il était le beau mec costaud voisin violeur masqué désiré. Elle, elle était la cinglée souhaitant que son voisin La défonce par surprise inattendue ! Et à chaque fois plus violent et jouissif Pour La seule façon d’obtenir un orgasme ? ICI, c’est l’abondance total de la luxure et la complicité du PLAISIR dans ses moindres replis…j’ai TELLEMENT

Aimé voir Huppert-Lafitte s’en gaver au boutte !

Très bon
Rémy Fiers

Parce qu'elle le vaut bien.

L’ancien rédacteur de la mythique revue de cinéma Studio, Thierry Klifa s’est fait le chantre des mélodrames chic avec des casting quatre étoiles. On peut ne pas aimer, mais de « Le héros de la famille » à « Les yeux de sa mère », ses films choraux à l’ancienne nous avaient emporté. L’an passé, il y a eu un premier accident de parcours avec « Les Rois de la piste », un mélange peu réussi de comédie familiale et de polar. Il revient ici avec ce qui semble être son film le plus ambitieux à ce jour puisqu’il parle de l’affaire Liliane Bettencourt. Cette histoire polémique, dans les années 90, dans laquelle la riche héritière et femme le plus riche du monde s’est lié d’amitié avec un photographe truculent et peu scrupuleux qui lui a soutiré beaucoup d’argent.

« La femme la plus riche du monde » s’inspire de cette affaire et se positionne comme un long-métrage qui oscille entre comédie de mœurs et dissection des relations humaines chez les riches de ce monde, où l’argent n’est plus qu’un mot. Et le film nous régale dans les grandes largeurs. Aussi bien par son sujet passionnant, traité de manière aussi désinvolte que bourré d’acuité, que par son défilé de prestations haute en couleurs. On passe donc plus de deux heures réjouissantes au milieu de cette famille de milliardaires, fleuron du luxe à la française. Comme un avatar de l’immense série « Succession », mais en mode léger et franchouillard. Parce qu’au final, cette affaire baignée dans l’argent s’accommode plus de l’humour que du tragique. En ce sens, Klifa et ses scénaristes ont fait le bon choix. Et il dialogue avec brio et beaucoup de mordant ce que l’on pourrait nommer un chien dans un jeu de quilles sans oublier de piquer là où ça fait mal (le passé nazi de la marque dont on parle).

Isabelle Huppert dans le rôle-titre est comme une évidence et ajoute une nouvelle prestation royale à sa filmographie qui en regorge déjà tant. On apprécie aussi Marina Fois dans le rôle de sa fille mutique et frustrée, un personnage qui lui va comme un gant. André Marcon, dans celui du mari, est tout aussi bien choisi et on aime voir un acteur trop rare, Raphaël Personnaz, dans le rôle pivot du majordome. Mais s’il fallait n’en retenir qu’un c’est bien sûr Laurent Laffitte. Le comédien s’empare du rôle difficile du photographe avec une délectation qui contamine ses partenaires et bouffe l’écran. Entre arriviste malin et bouffon vulgaire, il phagocyte le film sans jamais tomber dans la surenchère. Son accent et ses manières irritantes réjouissent nos zygomatiques.

Sur deux heures, « La femme la plus riche du monde » présente les rapports consentis mais gênants pour l’entourage entre cette femme que plus rien n’amuse avec ce personnage haut en couleurs. Un homme qui va la divertir autant que la plumer dans une relation consentie mais à la limite du malsain. Le cinéaste parvient à amuser tout en décortiquant l’emprise invisible qu’il exerce sur elle. La réalité est tellement énorme (et peut-être moins amusante) qu’il fallait bien un film pour l’illustrer. On rit beaucoup mais l’intrusion de ce grain de sable qui fait l’effet d’une bombe dans cette dynastie n’est pas exempt de conséquences et le long-métrage n’oublie pas de le signifier. Bref, le bon équilibre a été trouvé et cette comédie tragique comme on pourrait l’appeler, versée dans une esthétique que l’on suppose volontairement feuilletonnesque propre aux années 90, est maîtrisée de bout en bout à défaut de nous subjuguer. L’argent roi est aussi répugnant qu’attirant et s’il manque peut-être d’une analyse plus poussée, on passe un excellent moment.

Retrouvez ma critique complète sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.