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Avant tout le réalisateur démontre qu’on peut réaliser un film totalement effrayant sans passer en mode gore (qu’on apprécie parfois dans un tout autre contexte) ou de la violence gratuite à chaque séquence, preuve d’une certaine maturité venant du réalisateur de, Saw ! Ensuite, James Wan place les peurs du spectateur à des origines presque freudiennes, le noir, l’illusion, l’imperceptible, l’inconnu gravitant autour de l’angoisse ; le spectateur inconsciemment aime être bousculé sur ces points. Naviguant quasiment des premières minutes du film jusqu’au plan final sur les terres de la possession, dont les codes sont bien connues du spectateur, il instaure un rythme frénétique à son œuvre, en parsème régulièrement des séquences d’une mise en scène ultra maline avec des cadres soignés. Les codes du genre ayant déjà été digérer, il a su les détourner pour se les réapproprier, à ce titre la séquence « qui a t-il sous le lit ?» est presque un must.
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Au final, The Conjuring, s’il manque d’originalité dans son histoire, fonctionne plus que tout autres films récents par sa mise en scène, référencée, plutôt mâture et ingénieuse. Comme ci James Wan tentait de jouer avec le spectateur. En le respectant de la sorte, en ayant conscience de ne pas répéter ce qui a déjà été fait par facilité, le réalisateur livre un des films les plus efficaces du genre ces dernières années.
On ressort du film avec le plaisir d’être passé des sourires crispés aux réels moments de frayeurs, finalement classique mais démoniaque de possession.