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La Conjuration : Derniers rites

Critiques des membres

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3.5Très bon
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5 critiques

Acceptable
Shann Boutin larivieres

La Conjuration : Derniers rites

pas assez d`hooreur

Excellent
René Cossette

Surprenant. Excellent.

Pour ma part, je ne m'attendais pas à quelque chose de très original. J'allais voir un film dans le même style que les 4 ans. Je dois avouer que j'étais surpris et que j'ai adoré l'histoire, la réalisation, le côté vérité des Warrens, le jeu des acteurs, et de plus le film fait peur. Mon conseil est que vous devriez vraiment le voir en salle si vous avez aimé les autres. 😀

Acceptable
Rémy Fiers

Dernière danse (on l'espère).

C’est censé être le dernier volet de la saga « The Conjuring ». C’est déjà le quatrième et c’est sans compter tous les films dérivés, de la saga « Annabelle » à celle de « La Nonne ». Mais au vu du succès astronomique de cet opus qui bat tous les records du « Conjuringverse », on ne serait pas étonné qu’ils nous la déterrent quand même dans quelques années pour un cinquième volet. Et c’est bien dommage car « The Conjuring, l’heure du jugement » est certainement le long-métrage le moins bon de la saga mère alors que celle-ci, illustrant les enquêtes du couple Warren, est peut-être la seule vraiment digne d’intérêt. Mais tout cela devient rengaine et on finit par connaître la chanson par cœur faute de véritable renouvellement et d’une passion pour le genre plus que pour les dollars.

En effet, le premier « The Conjuring » était une perle du cinéma horrifique à tendance possession et exorcisme. Et il a lancé un tsunami de films du genre en plus de ses propres spin-offs cités précédemment. Le second était moins magistral mais de bonne qualité quand même. Quant au troisième, il est malaimé mais il tente quelque chose d’un peu différent et ne nous avait pas déplu pour autant. Pour ce quatrième épisode, censé illustrer le dernier cas des Warren et celui qui les a fait raccrocher, on attendait un bouquet final digne de ce nom. Au moins à la hauteur des deux premiers volets en tout cas. Las, on en sera pour notre argent tant cet épilogue est paresseux sur toute la ligne et ne fait que recycler tout l’univers à travers des clins d’œil, des passages obligés, des jumpscares faciles et autres séquences prévisibles.

On sent que James Wan n’est plus à la réalisation. Il a pour habitude de lancer des sagas pour les laisser pourrir avec d’autres tâcherons ensuite. Et Michael Chaves en est clairement un tant il ne sait pas ou peu gérer les espaces, la pénombre et ses démons pour nous faire frissonner. Car oui, le pire dans « The Conjuring, l’heure du jugement » est sans conteste son absence de frissons. On n’a peur en aucun cas et même pire : on ne sursaute quasiment jamais. On se demande forcément où sont passées les scènes terrifiantes des débuts et l’ambiance malaisante que ces films promettaient. Un comble pour un film d’horreur et une véritable douche froide à défaut de sueurs froides.

Heureusement, l’interprétation est toujours convaincante grâce au duo attachant formé par Patrick Wilson et Vera Farmiga et permet de dire au revoir au couple Warren de manière pas trop catastrophique. Mais le fait d’insister sur leur fille fait perdre du temps et du rythme au film. Le long-métrage est beaucoup trop long et l’ennui pointe le bout de son nez, tout comme l’impatience. En effet, la séquence finale, la seule véritablement horrifique et celle censée faire exploser les compteurs de la trouille, arrive bien trop tard et se révèle finalement peu terrifiante et encore moins palpitante. Pourtant, le cinéma horrifique peut faire des films longs qui ne soient pas chiants (comme le récent chef-d’œuvre « Évanouis » ou encore « Midsommar ») mais ici on a le droit à du remplissage et des séquences qui tentent de densifier les rapports entre les personnages mais tombent souvent à plat. Bref, la recette est usée et ne fonctionne plus : stop!

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Excellent
François R.

Très bon
Vincent Laurin

Last Rites : un adieu touchant aux Warren

Finalement, le film qui vient clôturer la saga The Conjuring est arrivé. Est-ce une fin parfaite ? Non. Mais est-ce une fin satisfaisante ? Oui.

Dans cet ultime opus, on revient à la formule initiale des deux premiers films, où Ed et Lorraine Warren viennent en aide à une famille tourmentée par une entité démoniaque, mais cette fois sous un angle particulier. Contrairement à The Conjuring (2013) et The Conjuring 2 (2016), où le spectateur était placé dans une position neutre, partagé entre le point de vue des Warren et celui des familles, The Conjuring: Last Rites adopte presque exclusivement la perspective des Warren. Ce choix en fait une conclusion beaucoup plus personnelle : on se sent plus proches d’Ed et Lorraine, non seulement comme enquêteurs, mais aussi comme individus. On découvre davantage leur vie quotidienne, leurs débuts de carrière, leurs moments familiaux, et même des instants simples comme sortir au restaurant. Cette proximité crée un fort attachement émotionnel envers eux. Toutefois, ce parti pris laisse moins de place à la famille en danger, les Smurl, qui servent surtout d’élément déclencheur au récit plutôt que de véritables protagonistes. Pour certains spectateurs, cela peut être frustrant, car l’attachement aux familles était une force des deux premiers films.

La première partie du film est une réussite. Étonnamment solide pour le réalisateur de The Curse Of La Llorona, Conjuring 3 et The Nun 2, elle nous replonge dans l’atmosphère des premiers volets avec des scènes de tension bien construites, une ambiance sombre, macabre et oppressante, et une présentation claire des personnages. Cela rappelle parfois The Conjuring 2. Tout est bien rythmé et cohérent. Malheureusement, la deuxième moitié dérape : manque de détails, clichés, tensions ratées, et excès de surréalisme. On bascule à nouveau dans un univers trop fictif, presque fantastique, ce qui nuit à la crédibilité. Néanmoins, quelques éléments de cette partie restent appréciables, mais globalement, c’est là que le film perd de sa force.

Patrick Wilson et Vera Farmiga livrent ici, selon moi, leurs meilleures performances de la franchise. Le côté très personnel du film leur donne l’occasion de briller et leur duo, qui a porté la saga, va vraiment me manquer. Mia Tomlinson et Ben Hardy sont aussi d’excellentes additions au casting : ils incarnent Judy Warren (désormais plus âgée) et son copain, tous deux occupant un rôle central dans cette conclusion. Quant à la famille Smurl, leurs interprètes remplissent correctement leur rôle, même s’ils sont davantage en retrait. J'ai particulièrement aimé la relation entre Patrick Wilson et Ben Hardy, qui est venue ajouter une touche d'humour bien agréable au film.

Enfin, la musique, composée cette fois par Benjamin Wallfisch, s’intègre parfaitement à l’ambiance. Elle diffère de celle de Joseph Bishara, mais rappelle parfois ses compositions pour IT et IT Chapter Two. Ce changement donne une identité sonore différente à ce dernier volet, tout en restant efficace.

The Conjuring: Last Rites est une conclusion imparfaite, mais touchante, qui mise davantage sur l’aspect humain et émotionnel des Warren que sur la terreur pure. Si la première moitié est digne des meilleurs moments de la saga, la seconde perd en intensité et en crédibilité. Malgré ses défauts, le film reste une fin satisfaisante pour une franchise marquante de l’horreur moderne.

Conjuring: Last Rites 7,5/10.