George Valentin est un acteur du cinéma muet qui connaît une grande popularité auprès du public et qui est très en demande sur les plateaux hollywoodiens dans les années 20. Sa carrière connaît un déclin inattendu lorsque les différents studios décident d'inclure les voix des comédiens et le son aux productions cinématographiques. Peppy Miller, une jeune actrice qui a fait ses premières armes en tant que figurante dans un film qui mettait en vedette Valentin, voit quant à elle sa réputation rehaussée jusqu'à devenir plus célèbre que le rapidement déchu George Valentin.
« Le réalisateur Michel Hazanavicius, les comédiens Jean Dujardin et Bérénice Bejo, aidés par le producteur Thomas Langmann, ont réussi leur coup : insuffler une pure dose d’émotion à travers l’histoire, le jeu et la mise en scène.e mue en un pur mélodrame, qui raconte sans parole une romance éternelle. »
« Oubliez donc le défi du « film muet en noir et blanc » qui ne dit en rien ce qu’est The Artist : un vrai mélo, drôle, bouleversant, innervé par une cinéphilie généreuse. Du cinoche populaire au sens le plus noble, chaplinesque, du terme. »
« Malgré le jeu impeccable de ses acteurs - de Dujardin en particulier, qui passe insensiblement de l'outrance du muet à un registre beaucoup plus subtil - et alors que sur fond de révolution sonore se noue une histoire d'amour douloureuse et passionnée, rien ne vibre à l'écran. Comme si, en s'appropriant l'âge d'or du cinéma, l'image numérique la figeait dans un bain de formol. »
« Cette déclaration d'amour au grand cinéma hollywoodien raconte un irréversible bouleversement technologique et artistique... Comme aujourd'hui le passage à la 3D relief et au tout-numérique. D'une révolution à l'autre, Hazanavicius interroge la notion de modernité. »
« Le problème de The Artist n’est pas celui du faux-semblant mais du faux air. Jean Dujardin, avec les indulgences du jury, a un faux air de Douglas Fairbank ; Bérénice Bejo, un faux air de Joan Crawford jeune, etc. Les rares moments de cinéma sont ceux où le film retrouve la geste du muet. »
« Truffé de clins d'oeil à l'histoire du cinéma américain, porté par d'excellentes trouvailles comiques et de fines touches poétiques, The Artist transcende brillamment les comédies populaires hollywoodiennes des années 1920-30. »
« Même si le récit s'étire parfois un peu, notamment en passant par une histoire d'amour obligée, The Artist captive l'attention d'un bout à l'autre. Les deux interprètes principaux emportent en effet la mise en proposant de remarquables compositions. »
« Devant The Artist, le cinéphile retrouve pour ainsi dire sa pureté, voire sa virginité, de spectateur, oubliant momentanément toute la technologie d'aujourd'hui pour se laisser porter par l'émotion pure. »
« Or, le réalisateur Michel Hazanavicius parvient, malgré les contraintes, à signer un vrai divertissement grand public, brillant et franchement irrésistible. »
« La démonstration est tellement soignée, le noir et blanc si satiné, que The Artist ne va jamais au-delà du pastiche sans aspérité, indolore et indolent. »
« The Artist n'a ainsi rien d'un simple exercice de style et se révèle un document de fiction d'une grande pertinence sur une période charnière de l'évolution du cinéma qu'Hazanavicius aura su explorer par l'entremise d'une reconstitution d'époque saisissante et d'un hommage parfaitement maîtrisé à une tradition et un langage cinématographiques malheureusement disparus. »
« Not since Back to the Future has time travel in film been so fun. Director Michel Hazanavicius doesn't need a time machine to take us back to the last days of the silent film era in his delightful comic drama The Artist. »
« Shot in black and white, in the 1.33:1 aspect ratio and with no dialogue, The Artist is not a spoof but a sincere homage, a veritable love letter to the silent era. »
« Despite its flaws, The Artist really is a delightful film. A love letter to an age of cinema gone by, it aims to reflect and recapture the spirit of some of the earliest films and does succeed in that regard. »
« It can be tricky to pull off wordless scenes so that they don't bore audiences. It requires a clever director to know how to use an absence of sound to achieve something transcendent. It takes a supremely gifted filmmaker to create an entire movie in which silence is consistently a virtue. »
« The Artist is a total pleasure, written and directed by Michel Hazanavicius with a keen eye for detail. French actor Jean Dujardin, who collaborated with Hazanavicius on two OSS 117 spy satires, is simply marvelous as George Valentin, the dashing star of countless silent-movie epics. »