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Gueule d'argile (Clayface)

Critiques des membres

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3.5Très bon
4 critiques des membres
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4 critiques

Excellent
René Cossette

Surprenant

Pour la première fois, un film de super-héros ose véritablement plonger dans l’horreur, et le résultat est particulièrement réussi !

Le body horror est hyper efficace, les effets spéciaux sont impressionnants et la mise en scène est remarquable, tout comme le travail sur la colorimétrie, qui contribue à créer une ambiance visuelle saisissante.

Tom Rhys Harries crève l’écran dans le rôle principal, tout comme Naomi Ackie, qui livre également une excellente performance.

J’apprécie particulièrement le choix d’avoir fait du personnage un véritable méchant plutôt qu’un simple anti-héros, ce qui apporte une dimension plus sombre et intéressante à l’histoire.

Le scénario reste assez classique dans sa construction, et certains éléments auraient mérité d’être davantage développés, mais cela n’empêche pas le film d’être efficace et captivant.

Quant à l’apparence monstrueuse du personnage, même si elle n’est dévoilée que brièvement, elle est vraiment réussie et donne envie de le retrouver dans de futurs films.

Une très belle réussite, qui prouve que l’univers des super-héros peut aussi exceller dans l’horreur ! Merci DC Comics.

Excellent
François R.

Tres belle surprise

Bon film rempli d'actions

Bon
Gino Coutu

Original

J’ai bien aimé ce film les scènes sont très bien fait. L’idée de base très original !!

Très bon
Rémy Fiers

Body-horror sauce comics.

Dans un monde où une bonne partie des spectateurs éprouve une lassitude envers les films de super-héros – même si des marques comme Spider-Man ou Avengers parviennent toujours à attirer les foules, voire le genre faire des pas de côté peut être stimulant. On pense au très singulier, plus merveilleux et contemplatif que la moyenne du genre « Les Éternels », issu du Marvel Cinematic Universe, qui nous avait enchanté et avait été injustement boudé. À l’inverse, cela peut également virer à la catastrophe industrielle comme quand Marvel (oui, encore eux) s’essaie à la comédie et au body-swatching comme avec l’horrible et (mal nommé) « The Marvels ». Et, parfois, entre comédie, bande d’anti-héros et décalage total, un miracle se produit comme avec le « The Suicide Squad » (le second hein...) de chez DC. Ici on reste chez eux avec cette origin story d’un vilain peu connu de l’écurie et popularisé dans la série animée Batman de 1992. Il s’agit de Gueule d’argile, « Clayface » dans la langue de Shakespeare.

Le long-métrage est la troisième proposition du nouveau DCU, intitulé « Gods and Monsters » après la sympathique - sans plus - dernière version de Superman et le très moyen et dispensable « Supergirl », ce dernier ayant fait un bide stratosphérique cet été. Ici, c’est donc la catégorie monstre qui est traitée par un choix audacieux qui a mis toutes les chances de son côté. En effet, on a le grand Mike Flanagan à l’écriture (le roi des séries fantastique de qualité comme « La chute de la maison Usher », « House of Haunting Hill » ou actuellement « Carrie », mais aussi un spécialiste de Stephen King et un réalisateur de qualité comme l’a prouvé « Doctor Sleep » qui n’a pourtant pas rencontré le succès escompté). James Watkins est à la réalisation, lui qui a nous a offert le solide remake de « Speak no Evil » mais surtout l’intense survival « Eden Lake ». Et avec un budget raisonnable et un casting de têtes peu connues, « Clayface » plonge dans un sous-genre particulièrement à la mode depuis le carton de la claque « The Substance » : le body-horror. Tous les astres de la qualité et de la réussite semblaient donc alignés.

Et le soulagement est là tant « Clayface » est une bonne surprise qui remplit son cahier des charges avec brio et métier mais – il est vrai – sans le transcender non plus. Le film est incontestablement de qualité mais il ne surpasse pas non plus nos attentes. Par exemple, on sent clairement que les producteurs ont dû mettre de la retenue sur le gore et les mutations physiques. On a quelques séquences un peu crades mais rien à voir avec les monuments dont le film prétend s’inspirer tels que le « The Thing » de John Carpenter et surtout « La Mouche » de David Cronenberg, le spécialiste du genre. On pense davantage à un Paul Verhoeven plus lissé et formaté tendance « Hollow Man », ce qui demeure un compliment. En outre, pour une œuvre dont le souhait est de lorgner sur l’horreur, il faut avouer que le film est chiche en véritable frissons et se positionne plus comme un film de vengeance avec quelques moments organiques peu ragoutants. Au vu de la fin, une hypothétique suite permettrait probablement de corriger le tir.

Si on enlève ces quelques réserves à mettre sur le compte d’une frustration face à l’horreur, « Clayface » se tient bien. Watkins réalise cela avec élégance à la manière d’un giallo contemporain. Les éclairages et les jeux de lumière sur Hagen sont bien sentis et rendent le film vraiment beau à regarder. Le montage est nerveux et certaines séquences sont vraiment éclatantes de maîtrises (la scène dans le club) et évidentes (la mutilation faite sur le héros, sans concession), rendant bien le contexte mythique de Gotham. Les effets spéciaux et pratiques sont d’une perfection indéniable, rendant bien le côté visage et corps de cire de ce protagoniste principal pas comme les autres. Les méchants sont classiques mais le couple formé par la scientifique Naomie Ackie et le flic Max Minghella apporte du fond et un certain background émotionnel. « Clayface » utilise également parfaitement le principe du métamorphe comme Mystique dans les « X-Men » ou le Terminator de l’illustre suite éponyme de James Cameron, avec un soupçon de psychologie en plus. Il y a peu de véritables scènes d’action mais tout est rondement mené. Pas un immanquable mais un film super-héroïque qui change et accomplit sa tâche avec brio.

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