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Éternité

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2 critiques

Échec complet
Gino Coutu

Pire aberration de l’année

C’était mon 109 ième film de l’annnée et c’est mon pire film. Mauvais jeu d’acteur, mauvais dialogues, mauvais scénario, mauvais décor . C’était d’un ennui mortel. Je regardais ma montre et j’avais juste envie d’embarquer dans mon truck à -20 degrés !!!! Très pénible comme film.

Bon
Rémy Fiers

Afterlife romcom.

Les longs-métrages se déroulant au sein d’un contexte de vie après la mort, voire qui en parlent tout simplement, ne sont pas si courants. Et il ne s’agit pas ici de tout ce qui touche au cinéma fantastique ou d’horreur censé faire peur mais bien de ce qui se passe pour tout un chacun après le trépas. En ce qui concerne les comédies romantiques c’est encore plus rare si l’on excepte l’incontournable film générationnel « Ghost » où le fantôme de Patrick Swayze revenait flirter avec Demi Moore. Pourtant en cette fin d’année, une comédie sentimentale américaine et une autre française débarquent sur les écrans. Cette dernière est très réussie et on y verra un Jonathan Cohen décédé qui va flirter avec une jeune femme qui a le don de voir les morts. Elle s’appelle « L’Âme idéale ». Quant à la proposition américaine qui nous intéresse ici, elle se déroule véritablement dans l’au-delà puisque les protagonistes sont morts. Voilà donc un postulat intéressant et jamais usité.

Et tant mieux puisque « Pour l’éternité » nous enchante lors de son premier tiers en nous présentant les enjeux de son triangle amoureux des âmes. Il est certain que le film démarre sur les chapeaux de roue et nous émerveille avec la matérialisation inventive et pertinente de quelque chose d’aussi abstrait que l’au-delà. Nos mirettes et notre esprit sont comblés durant une bonne demi-heure entre les trouvailles visuelles, les clins d’œil à nos mœurs contemporaines, la découverte du fonctionnement et des codes de la vie après la mort pour chacun ou encore des dialogues piquants. On va de surprise en surprise et les idées malignes abondent que ce soit les différentes possibilités d’éternités offertes ou la manière dont fonctionne ce lieu de croisement de toutes ces nouveaux défunts. La direction artistique qui fait le choix du rétrofuturiste est également très convaincante. C’est comme si nous nous retrouvions dans la peau d’un gosse dans un parc d’attraction et au cinéma ce n’est pas si souvent qu’on est émerveillé et surpris de la sorte.

On se prépare donc à passer deux heures délicieuses mais plus « Pour l’éternité » avance, plus il rentre dans les clous et les idées qui pullulaient au début se font de plus en plus rare. Le film se focalise sur le choix du personnage féminin entre une éternité avec son premier amour mort à la guerre ou une autre avec son mari pendant six décennies. Il faut avouer qu’on se doute bien comment cela va finir et les chemins pour arriver à la conclusion sont assez balisés et se fondent dans les carcans de toute comédie romantique qui se respecte (mais n’ose pas changer la donne). Les seconds rôles, notamment une Da’vine Joy Randolph très drôle et en forme, permettent de contrebalancer un trio en tête d’affiche à l’osmose à géométrie variable selon les séquences. C’est mignon, c’est sympathique mais le long-métrage vaut presque essentiellement pour son high concept initial bien retranscrit et surprenant. Après c’est (beaucoup) plus classique et, paradoxalement, pas mal de séquences ont trop tendance à ... s’éterniser!

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