Publicité

C'était mieux demain

Critiques des membres

Rédiger une critique

2Pauvre
4 critiques des membres
  • 0
  • 0
  • 2
  • 0
  • 1

4 critiques

Échec complet

Bon 20 minutes, poche après

Décousu, sans direction.

Très bon
g d

Retour vers le futur.

Trop drôle! A revoir!

Minable
Gino Coutu

Perte de temps !

Longue après midi et pénible. Un peu n’importe quoi et sans intérêt . Faites pas de détour !!!!

Très bon
Rémy Fiers

C'est bien aussi aujourd'hui.

On ne va pas se mentir : à la lecture du synopsis, à la vue de l’affiche ou encore à la connaissance du casting (Didier Bourdon est devenu maître en matière de bouffonneries franchouillardes depuis quelques années et Elsa Zylberstein s’y est également prêtée à maintes reprises), « C’était mieux demain » fait très peur. À force de comédies calibrées à l’humour lourdingue et franchouillard qui pullulent sur les écrans depuis la fin des mesures sanitaires, on est vacciné (désolé pour le jeu de mot!). Cependant, celle-ci a eu son petit succès en France où elle est encore à l’affiche et les retours publics et même critiques n’étaient pas trop mauvais alors on tente.

Et, on aura eu raison. Les comédies qui font vraiment rire tout le long deviennent de plus en plus rares et forcément indexées sur la sensibilité et le sens de l’humour de chacun. Question d’époque peut-être entre censure, abus de politiquement correct, nivellement par le bas et fossés qui se creusent entre les gens (et donc leur humour). Un film qui fasse rire tout en étant rassembleur pour plaire au plus grand nombre semble devenir difficile. Des exemples comme « Bienvenue chez les Ch’tis », « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu? » ou « Un p’tit truc en plus » sont rares. Pourtant, « C’était mieux demain » peut prétendre à entrer dans ce cercle fédérateur et d’humour à la française généreux mais avec un petit sujet de société en fond (ici le progrès et l’égalité hommes-femmes).

Le postulat est très conceptuel et pas forcément inédit puisque le voyage dans le temps est un outil de science-fiction (quantique) avant tout mais utilisé dans bien des productions de tous les genres. Du thriller aux films d’aventures en passant par les comédies romantiques et l’horreur, on a tout eu mais il est plus rare dans la comédie, surtout en France. Si ce n’est bien sûr le cas évident et culte « Les Visiteurs » (et ses suites). Également, le choc temporel est un puits comique aussi inépuisable que celui du choc culturel. « C’était mieux demain » l’optimise à son maximum dès ses premières séquences. On rit dans les deux époques et il faut dire que la reconstitution volontairement outrée et fantasmée des années 50 est au poil. On constate bien l’évolution sur près de sept décennies et la mise en scène de la nouvelle venue Vinciane Millereau n’est pas dénuée de goût et de charme.

Pendant une heure et demie, le long-métrage va nous faire exploser de rire à maintes reprises. Bourdon fait du Bourdon mais, dans ce type de rôle, il est royal tandis qu’Elsa Zylberstein nous rappelle au bon souvenir de son tempérament comique. Les vannes fusent usant du décalage entre les époques et le patriarcat est épinglé comme il faut tout comme les excès technologiques. Millereau nous rappelle de manière légère les bons côtés des deux époques, le film évitant tout passéisme (d’où le titre) mais ne semble pas non plus encenser toute notre époque actuelle. Les fous rires culminent lors d’une scène de repas véritablement explosive mais il y a pléthores de gags qui fonctionnent, de répliques qui fusent et de quiproquos à mourir de rire. Alors oui la fin édicte sa petite morale et coule sous les sentiments mais cela ne nous empêche pas d’avoir passé une heure et demie dans la bonne humeur et les rires francs. Et ce n’est pas si souvent.

Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.