Faux jumeaux, vrai duo.
Pour les plus âgés ou les nostalgiques des années 80 et 90, le pitch de « Brothers » leur semblera un tant soit peu familier. En effet, dans les deux cas, les protagonistes principaux sont de faux jumeaux physiquement le plus dissemblables possible. Dans le premier film réalisé par Ivan Reitman, Arnold Schwarzenegger et Danny De Vito incarnaient les joyeux lurons pour une comédie devenue culte pour certains mais complètement sotte et dispensable pour d’autres. Ici, on ne peut pas dire que ce soit un remake à proprement parler puisque l’intrigue n’a plus rien à voir. On reprend juste le principe de deux jumeaux qui n’ont rien à voir physiquement et mentalement et dès le postulat lancé le film part sur une direction diamétralement opposée mêlant comédie et intrigue de polar.
Les deux se valent et leurs différences sont même trop importantes pour oser toute comparaison. Ce « Brothers » démarre sur les chapeaux de roue et pose son contexte et les liens entre les personnages avec beaucoup d’humour et d’originalité. La suite de l’intrigue demeure plus conventionnelle à base de road-trip familial pour aller chercher un butin mais les péripéties proposées sont assez cocasses et parfois génialement débiles pour parvenir à nous faire rire de bon cœur. Le long-métrage du réalisateur du remarqué « Palm Springs » développe de très bonnes idées (la course poursuite en voiturette de golf par exemple) et nous gratifie de quelques gags et répliques faisant vraiment rire, comme celui de l’orang-outan ou tous ceux provenant de la dichotomie entre ces deux frères.
La réalisation de Max Barbakow ne se différencie pas du tout-venant de ce type de films mais on ne pourra lui reprocher un sacré sens du rythme et un dynamisme dans les interactions entre les personnages. Ce qu’on préfèrera néanmoins dans cette comédie cool et divertissante demeure son casting malin. De choisir Peter Dinklage et Josh Brolin pour incarner ces deux frères était une idée de génie et l’osmose entre les deux fonctionne admirablement. Et puis il y a cette galerie de seconds rôles complètement folle pour garnir le tableau. Glenn Close en mère inconséquente s’éclate et nous avec tandis que Brendan Fraser incarne un policier véreux et débile avec maestria. « Brothers » est donc une petite variation honnête et humble du film original qui réussit son pari et nous faire rire à maintes reprises.
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