Birdman ou (les vertus insoupçonnées de l'ignorance)
Critiques des membres
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21 critiques
Ignorer? S'ignorer?
Birdman pose un peu ces deux questions. Un homme qui veut s'affranchir de son passé, mais dont les aléas de la vie le ramènent toujours au même point... On a tous notre Birdman dont on est plus ou moins fier, qui nous conforte mais ne nous stimule pas du tout. Michael Keaton fait très bien ressortir cet émoi, cette excitation, mais aussi un peu cette peur panique qui nous habite et nous pousse à aller devant. Une belle distribution autour de lui nous permet d'y croire, car tout ça est loin d'être impossible: Watts, Stone et Norton sont d'une crédibilité et d'une intensité très justes.
Birdman
J’ai aimé l’histoire du « has been « à la gloire passée qui essai de revivre mais que son personnage par sa névrose le hante toujours. Tout ce qu’il fait pour s’en sortir avec sa pièce théâtre, ses regrets son manque de présence avec sa fille et sa femme. J’ai aimé cette sensibilité qui émane de son personnage même si c’est cachée sous une épaisse couche.
Birdman ou les vertus insoupçonnées du plan-séquence
Voici le genre de film que l'Académie adore. D'abord, on y parle de
cinéma et de théâtre, ce qui est toujours une formule gagnante lorsque
l'on veut plaire aux critiques. Ensuite, on ajoute un morceau de
bravoure technique en réalisant des plans-séquences semblant ne jamais
se terminer en se fondant les uns aux autres, rappelant un certain film
de Hitchcock (Rope). Pour enfoncer le clou, on saupoudre le
tout d'une trame sonore originale et omniprésente, ici les percussions
de Antonio Sanchez, et souvent intradiégétique puisque le musicien est
intégré à l'histoire de façon ludique, un peu à la blague. Pour finir,
on demande à des acteurs connus de plus ou moins jouer leur propre rôle
tout en nous surprenant avec un jeu légèrement différent à celui auquel
on est habitué. La recette a porté fruit car les critiques en général
ont adoré ce film et qu'il s'est mérité neuf nominations aux Oscars.
Il faut dire que c'est tout à fait réussi. Le directeur photo n'en
est pas à sa première nomination, lui qui a gagné l'an passé pour Gravity. Emanuel Lubezki est aussi à l'orgine de la signature visuelle du magnifique The Tree of Life, de Children of Men et de The New World
notamment. Les acteurs font un excellent travail, eux qui ne tournent
pas tous les jours des scènes aussi longues à jouer. On leur demande
d'être très physiques parfois et intenses. Jouer un acteur qui joue,
c'est aussi un autre niveau de difficulté et on sent bien lorsque le
personnage doit être bon ou mauvais sur scène. La direction d'acteurs
autant que la distribution est donc totalement à la hauteur de ce projet
ambitieux. Michael Keaton, Edward Norton et Emma Stone méritent
amplement leurs nominations. Nous avons aussi droit à un Zach
Galifianakis comme nous ne l'avons jamais vu.
Le ton du film est aussi des plus intéressants. C'est un habile
mélange de genres: comédie, drame, comédie (ou drame?) fantaisiste. Le
seul hic avec Birdman, c'est que malgré toutes ses qualités et son originalité, on ne peut s'empêcher d'y voir beaucoup de parallèles avec les films The Wrestler (2008) et Black Swan
(2010) de Darren Aronofsky. On a donc ainsi droit à une incursion dans
le milieu du spectacle (ici le théâtre vs la danse et la lutte dans les
films d'Aronofsky), au fait que l'on joue sur la ressemblance des
personnages avec les acteurs (Michael Keaton et son rôle de Batman,
Edward Norton en acteur chiant qui donne du fil a retordre aux
réalisateurs vs Mickey Rourke et sa carrière de boxeur), une scène de
lesbiennes inattendue comme dans Black Swan, à une réalisation
éclatante et inquiétante qui nous plonge dans le cerveau du protagoniste
aux prises avec un double maléfique comme dans Black Swan - et
de surcroît il s'agit d'un oiseau dans les deux cas! -, au rival qui
rend fou (le rôle d'Edward Norton vs celui de Mila Kunis dans Black Swan),
au thèmes de l'homme en fin de carrière qui tente à tout prix de
s'accrocher et du mauvais père qui voudrait bien se faire pardonner
comme dans The Wrestler, à une fin ouverte (ou plutôt pseudo-ouverte) comme dans The Wrestler, etc. Bref,
les ressemblances avec ces deux films sont bien trop nombreuses pour
que le cerveau du cinéphile puisse accepter de seulement s'ébahir devant
Birdman. C'est bien dommage donc que le scénario signé par
Iñárritu n'ait pas su s'éloigner davantage de ces deux films de surcroît
très récents et certainement appréciés du même genre de spectateurs
susceptibles d'aimer Birdman. Ce qui distingue ce dernier est
l'incroyable ambiance claustrophobique de l'ensemble dû au parfum de
huis clos créé par l'illusion d'un plan unique pendant toute la durée du
film. Mais c'est peut-être aussi la critique sociale à propos du
marchandage de l'art, de l'art versus le divertissement et la célébrité,
de les médias sociaux, des critiques artistiques, du cinéma-poubelle
qui nous sert, été après été, des super-héros qui s'approprient le
médium cinématographique.
De notre blogue cinéma. http://decouvertescine.canalblog.com/archives/2015/02/19/31556869.html
5 en 5
Alejandro Gonzales Inaritu est vraiment un nom à retenir.Quel bon film encore! J'ai vraiment ri,dommage que la salle était presque vide, pendant que la cloche et l.idiot 2 performe bien???
Ne soyez pas ignorants
Birdman ressemble à une séance de psychothérapie. En écoutant ce film, tous vos problèmes défileront en parallèle dans votre tête, tant ce groupe d'acteurs s'invectivent et se traitent de nuls avec détermination. Attention de ne pas vous chicaner avec vos amis en sortant. J'aurais aimé vous parler de la fin, mais après 50 minutes j'écoutais encore mais sans regarder et mon moral soudain m'a porté jusqu'à la sortie. De courage, plus du tout je n'en navet.
Birdman
Tres bon film a voir absolument.
Un des meilleurs films de l'année
Clairement, Alejandro Gonzales Inaritu est à la hauteur de ses capacités. Bien que ce film soit différent et plus comique que ses précédants, il garde la profondeur de ses oeuvres antérieures et sait nous captiver par la pertinence des ses propos tout comme par la maitrise de sa cinématographie. Les acteurs sont éblouissants, le scénario est béton, et le film est fait d'une manière originale qui va faire beaucoup parler. C'est clairement un de ses chef d'oeuvre, d'une intelligence remarquable. Ce sera clairement un des films de l'année, autant pour les prestation des acteurs que la qualité global du film. À voir!