Plonge mitigée dans l'étrangeté du liminal.
La mainmise des YouTubeurs sur le cinéma de genre continue. Cette fois, ce sont les espaces liminaux imaginés par Kane Parsons et popularisés sur la toile. Ses clips anthologiques en found-footage – où l’on passe dans une réalité alternative labyrinthique faite d’espaces anonymes et vides – deviennent donc une œuvre de cinéma du même nom que lesdits espaces : Backrooms. On peut saluer l’originalité du projet pour un film d’horreur davantage psychologique, flirtant avec la science-fiction. Plus inquiétant, intrigant et bizarre que véritablement terrifiant ou effrayant (si ce n’est la dernière ligne droite), cette adaptation majoritairement maîtrisée est bien plus pertinente dans sa direction artistique et la mise en images du concept que dans la présentation du lore qui va l’entourer. Entre psychanalyse un peu lourdingue et contexte opaque d’une entreprise félonne pour justifier tout cela, ce n’est pas le meilleur versant du film. Et c’est bien trop long pour une intrigue comme celle-ci. Prometteur donc, mais pas tout à fait convaincant.
Retrouvez ma critique complète sur le site spécialisé Le Mag du Ciné:
https://www.lemagducine.fr/cinema/critiques-films/backrooms-kane-parsons-critique-film-2026-10084052/