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Au fond de la baleine (Whalefall)

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Rémy Fiers

On a encore faim.

Honnêtement, le pitch du film de Brian Duffield (adapté du roman « Whalefall » de Daniel Krauss qui a donné son titre original au film) est particulièrement audacieux et excitant. On avait là la promesse d’un survival étouffant et d’une originalité incontestable. En effet, voir un plongeur se faire avaler par un cachalot et devoir y survivre et en sortir avec l’oxygène qui lui reste, voilà quelque chose qu’on ne voit pas tous les jours. Bien sûr, n’importe qui de sensé dira que cette idée frôle l’improbable, le scientifiquement contestable voire le grand n’importe quoi. Et il aura très certainement raison! Mais qui a dit que le cinéma devait toujours être cent pour cent crédible? Alors on se dit pourquoi pas au final! On était donc impatient de tester notre tolérance à la claustrophobie (pour le côté exigu du ventre de la bête) et aux fluides organiques (pour le côté body horror) tout comme admirer de belles images sous-marines.

Les prémisses de « Englouti, au fond de la baleine » (titre mensonger donc puisque c’est un cachalot) sont pleinement convaincantes. On laisse apparaître un trauma familial qu’on suppose destiné à créer des enjeux émotionnels et on pose le contexte de cette famille proche de la faune aquatique et adepte de plongée. La séquence de l’engloutissement est assez impressionnante et il faut avouer que les responsables des effets spéciaux et des effets pratiques concernant l’intérieur du ventre du mammifère sont ahurissants de réalisme. C’est crade, c’est visqueux et on sentirait presque l’acidité de l’intérieur du tube digestif de la bête. Le côté étouffant de cet espace horriblement étroit et singulier est bien rendu (on fait confiance aux océanologues et spécialiste de la faune marine qui ont été consultés pour le long-métrage), et on suffoque comme l’impeccable Austin Abrahms. Décidément cet acteur a tout d’un grand et on devrait le revoir vite.

Malheureusement, il y a trop de scories lors de la seconde partie de « Englouti, au fond de la baleine » qui parasitent sa réussite. D’abord, le fait que le personnage parle tout seul n’a aucun sens au point de se révéler agaçant. Primo, il perd de l’oxygène et deuxio parler tout seul dans une situation angoissante et anxiogène comme celle-là n’a aucun sens. Ce qui rajoute au côté totalement impossible de cette histoire. Mais le plus gros souci du film demeure sans conteste ses flashbacks emplis d’un pathos bien trop dégoulinant pour qu’on s’en accommode. D’un côté, ils annihilent la tension en s’incorporant maladroitement dans le montage et, d’un autre, ils sont tellement chargés en bons sentiments qu’ils finissent par exaspérer. En effet, on a déjà vu une allégorie sur le deuil bien moins grossière malgré tout l’investissement de Josh Brolin. Quant à Elizabeth Shue, elle fait tapisserie. En somme, une petite déception pour un survival marin qui aurait pu avoir bien plus de tension et de frissons malgré ses péripéties soutenues et variées (de la méduse au poulpe).

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Acceptable
sergio laverdi

Jay dans le cachalot

Vu en avant-première VOA . Une histoire originale mais qui revient à la même chose tout le temps . Quelques moments palpitants mais trop rare . Nous étions 4 à regarder notre montre et à espérer le mot fin.