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28 ans plus tard : Le temple des morts

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6 critiques

Acceptable
Frodon Paquet

Manque cruellement de panache

Choix scenaristiques asceptisés et incohérents, perte d’intérêt pour le personnage principal, déjà vu, personnages ratés prenant trop de place, zombies absents, tout ce que laissait présagé la première partie tombe à plat dans ce deuxième opus. Seul le médecin et l’alpha arrivent à garder un peu d’intérêt dans cette suite de scènes inutiles et fades ou les tentatives de frissons font chou blanc. Le budget réduit et l’absence d’originalité laisse de marbre. Un manque flagrant d’inspiration de la part du réalisateur. L’idée d’une trilogie aurait tenu la route si le scénario gardait l’épopée du garçon comme élément central mais ce n’est malheureusement pas le cas. Drôle de choix que d’avoir donné autant de temps et de place à la bande minable et pathétique des Jimmy qui n’inspirent rien d’autre que de l’ennui et font traîner leurs dialogues satanistes en longueur. On peut dire que cette bande d’affreux est complètement ratée et n’impressionne personne. On est très loin de 28 semaines plus tard, de walking dead ou de last of us. Bref peut être que le troisième film ramènera la cohésion massacrante du deuxième.

Échec complet

Temple poche

Cochonnerie

Acceptable
Paul Bo

Acceptable

Violence extrême. Maquillage bien faits et dégoutants. Les personnages réagissent différemment à des traumatismes et souvent le résultat est plus de folie, alors que ceux qu'on croit être fous deviennent parfois des héros.

Acceptable
Louis B.

Nouvelle approche.

Très différent des opus précédents. Ne passera pas à l'histoire.

Mauvais
Gino Coutu

Oufff un film de trop

Faut arrêter la séquence, c’est assez !!!!

Bon
Rémy Fiers

7 mois plus tard (en moins radical et convaincant).

La chronologie de cette saga des infectés n’est pas commune. Il aura fallu quatre ans entre le tout premier film, « 28 jours plus tard », réalisé par Danny Boyle et sa suite, logiquement nommée « 28 semaines plus tard » et dont il a laissé la réalisation à Juan Carlos Fresnadillo. Vingt-deux ans après le premier épisode (ils n’ont pas attendu les vingt-huit ans malheureusement et le « 28 mois plus tard » a été étrangement omis), Boyle ressuscitait la saga qu’il a initié. C’était l’an passé avec l’hallucination géniale « 28 ans plus tard ». Un choc, un film complètement fou, imprévisible et radical qui tentait plein de choses et se positionnait probablement comme le meilleur des trois. Il n'aura fallu en revanche attendre que sept mois pour voir la suite directe, « 28 ans plus tard – Le Temple des morts ». Et comme il y a deux décennies, le cinéaste anglais de « Slumdog Millionaire » ou « Trainspotting » a laissé sa place à quelqu’un d’autre.

Ici, c’est donc Nia DaCosta qui reprend les rênes de ce feuilleton britannique des infectés. Un choix logique d’un côté et faisant craindre le pire de l’autre. En effet, la jeune femme s’y connaît en bobine horrifique puisqu’elle est à l’origine du remake étonnant et très réussi – bien que clivant – de « Candyman ». Cependant, elle est aussi la réalisatrice de l’un des pires – si ce n’est le pire – film du Marvel Cinematic Universe : le ridicule et complètement foiré « The Marvels ». Fort heureusement, elle a repris ses gants de cinéaste de l’horreur et se fond à cent pour cent dans l’univers initié par Boyle. On pourrait même dire qu’elle s’est effacée derrière le maître puisque cet opus semble être dans le droite lignée du précédent sur bien des aspects. En plus sage Cependant, autant on avait adoré le film porté par Aaron Taylor-Johnson et les chemins risqués qu’il empruntait, prologue et épilogue complètement tordus compris, autant ici c’est plus délicat.

Pour ce qui est du même acabit, notons la violence sans concessions même si elle est davantage du fait des humains entre eux qu’en provenance des infectés, étrangement en retrait. C’est sanglant au possible et ça frôle parfois le torture porn. Ensuite, le récit est plus concentré avec des pistes narratives moins éparpillées et des enjeux plus resserrés; il n’y a aucune minute de répit même si certaines séquences traînent en bavardages redondants venant du personnage de Jack O’Connel, le fameux Jimmy de la fin du précédent qui ne se tarit pas en paroles bibliques tel un gourou de secte. On sent l’influence et l’hommage à « Orange mécanique » dans leurs desseins et leurs dégaines. Il excelle d’ailleurs dans ce rôle de psychopathe tout comme Ralph Fiennes de retour dans ce rôle où on ne l’attendait pas. Ici, il n’a peur de rien et se lâche encore plus, notamment lors d’une séquence démentielle où il opère une chorégraphie satanique sur du metal. Et puis certaines scènes sont formellement sublimes, surtout le final en mode incantation satanique au milieu de l’ossuaire du titre.

Mais la claque que nous a mise Boyle sans qu’on s’y attende avec sa suite sur le tard ne se réitère pas ici. Celui-ci prend moins de risques de mise en scène, il est plus sage, comme si DaCosta avait peur de se louper ou de singer le maître. C’est plus timide visuellement bien qu’impeccable. Ensuite, les pistes narratives empruntées sont bien moins satisfaisantes. La thématique misanthrope et nihiliste selon laquelle l’homme est un loup pour l’homme et qu’il peut donc être pire que les infectés n’est guère nouveau et la croisade entamée par le Dr Kelson avec l’infecté Alpha n’est pas des plus réussies ni plausible. Le pire dans ce « 28 ans plus tard – Le Temple des morts » est sans conteste son manque d’infectés. Là est le plus gros problème : on n’en voit quasiment pas et la terreur viscérale ainsi que les séquences d’attaques brutales du précédent sont aux abonnées absentes ici. On laisse place à une peur plus psychologique mais bien moins satisfaisante. On sort donc de la projection avec une vague frustration en médaillon et, surtout, on espère que le dernier opus (s’il est tourné) rattrape cet écart. Le plan final va dans ce sens, espérons-le!

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