Publicité

Voici pourquoi il faut absolument voir la nouvelle aventure spatiale de Ryan Gosling

Contenu de l'article

L’exploration spatiale a toujours fasciné les cinéastes, qu’ils aspirent à un certain réalisme comme Stanley Kubrick dans 2001 : L’Odyssée de l’espace ou qu’ils plongent dans le space opera comme George Lucas dans Star Wars. L’exemple récent du genre le plus marquant est probablement Interstellaire de Christopher Nolan, auquel Projet Dernière Chance s’est d’ailleurs mérité des comparaisons dès que les premières images ont été dévoilées.

Ryland Grace (Ryan Gosling, Barbie) se réveille d’un coma artificiel sans savoir qui il est ni où il se trouve. Après avoir repris le contrôle de son corps, il déambule à travers son environnement immédiat et réalise qu’il est dans un vaisseau spatial dans un autre système solaire que le nôtre. Comment est-ce possible? Le scénario est ponctué d’une série de retours en arrière montrant comment Grace s’est retrouvé là après avoir été recruté par Eva Stratt (Sandra Hüller, Anatomie d’une chute), la directrice du Projet Dernière Chance. Des chercheurs ont découvert que des « astrophages » consument l’énergie des étoiles, les assombrissant peu à peu. Le Soleil fait partie des victimes de ce phénomène et, si l’on ne fait rien, la vie sur Terre est menacée d’ici quelques décennies. Or, une étoile en particulier, Tau Ceti, semble épargnée par les astrophages. La mission de Grace est de s’y rendre pour comprendre pourquoi et ainsi sauver l’humanité, rien de moins.

Projet Dernière Chance est une adaptation du roman d’Andy Weir (Seul sur Mars). Sur papier, l’auteur consacre beaucoup de temps à vulgariser des concepts scientifiques, ce qui est fascinant, mais peut-être moins propice à devenir une production hollywoodienne grand public. C’est ici qu’entrent en scène les réalisateurs Phil Lord et Christopher Miller, à qui l’on doit notamment Le Film Lego et, à titre de producteurs, Spider-Man : Dans le Spider-Verse. Comme à son habitude, le duo livre un film dynamique et ludique, qui transmet en quelques secondes des informations qui nécessitaient des pages entières dans le livre, le tout avec une généreuse dose d’humour. Lord et Miller mettent aussi en scène plusieurs séquences débordant de suspense, en plus d’inclure beaucoup d’imagerie de science-fiction spectaculaire qui provoque notre émerveillement.

Le succès de Projet Dernière Chance repose en grande partie sur le charisme de Ryan Gosling, seul acteur à l’écran pendant la majorité du film. On l’avait déjà vu incarner Neil Armstrong dans Le Premier homme, mais son personnage ici n’est pas un véritable astronaute, mais plutôt un professeur de sciences dans une école secondaire qui se retrouve malgré lui unique survivant d’une mission à des années-lumière de la Terre. Héros improbable, Ryland Grace fait néanmoins preuve d’ingéniosité et de débrouillardise pour résoudre les nombreux problèmes qui se présentent à lui.

L’un de ces problèmes consiste à apprendre à communiquer avec une entité extraterrestre, qu’il baptise Rocky. Cela évoque d’abord L’Arrivée de Denis Villeneuve, mais encore là, Lord et Miller misent beaucoup sur l’aspect comique des interactions entre Gosling et ce qui s’apparente à un bernard-l’ermite en roche. L’émotion est également au rendez-vous alors que Grace et l’attachant Rocky unissent leurs forces pour sauver leurs planètes respectives, quitte à risquer leur vie. En cette ère de changements climatiques et de conflits mondiaux, Projet Dernière Chance nous fait rêver de résilience face à l’adversité et de coopération internationale, voire interstellaire…