Affiche du film Vis libre ou crève
© Twentieth Century Fox

Vis libre ou crève

Version en français
v.o.a. : Live Free or Die Hard
26 juin 2007

T'es pas game, John

Photo Par Karl Filion
Un film qui précise la définition du film d'action classique en prêchant par l'exemple. Exit les fioritures et place au héros solitaire, aux explosions et aux mots d'esprit d'un John McClane qui ne sait pas quand s'arrêter. Au moins, il s'assume entièrement.

Alors que la nation se prépare pour les festivités du 4 juillet, John McClane doit aller cueillir un jeune pirate informatique impliqué malgré lui dans une conspiration nationale. Alors que les systèmes informatiques tombent en panne les uns après les autres, McClane se lance à la poursuite du cyberterroriste qui a préparé cette attaque.

À son âge, John McClane pourrait bien déjà être à la retraite. Mais quand on le retrouve dans ce quatrième film, il est toujours ce policier new-yorkais qui semble attirer les ennuis où qu'il aille. Les foules, aussi, qui seront choyées par son retour rassurant. Le coup classique de l'apprenti, concocté par le réalisateur Len Wiseman et les scénaristes, fonctionne étonnamment bien. Comme les cascades, d'ailleurs, qui poussent à la limite de l'envisageable ce qui pourrait bien arriver à John McClane, l'homme qui est toujours là au mauvais moment, dira-t-on dans le film. Pourtant, le timing est idéal pour lui à chaque fois qu'il doit éviter une balle ou sauter d'un avion. Pour Bruce Willis aussi l'exercice semble être un jeu d'enfant tellement il semble à l'aise dans ce personnage.

Il n'est même plus judicieux de parler des nombreuses invraisemblances de Vis libre ou crève tellement elles étaient attendues - même espérées! - et que la surenchère de cascades et de poursuites folles se chargent de détourner l'attention. Ce plan machiavélique pour prendre le contrôle sur les États-Unis passe même très vite au deuxième plan, d'autant que le méchant en question n'a pas toujours l'envergure des meilleurs. Le commentaire social manque aussi d'un peu de vigueur, mais encore là, les ingrédients essentiels au succès du film sont rassemblés.

Qu'à cela ne tienne, la complicité développée entre Willis et Justin Long fonctionne, les quelques touches humoristiques rappellent les meilleurs moments de la franchise et ce malgré un ou deux relâchements dans le rythme. On a aussi l'impression que le réalisateur joue le très viril jeu du « t'es pas game » avec le public qui n'en demande pas moins. Et ce n'est pas la virilité qui manque, non plus, dans ce cocktail d'explosions et de gadgets électroniques.

Même si on en a douté pendant quelques instants, John McClane a répondu à l'appel de ses fans et est de retour sous un de ses meilleurs jours. Il ose, se renouvelle mais ne néglige pas ce qui a fait son succès. Respect ou intelligence mercantile? Peu importe, le résultat sur l'écran plaira à ceux qui savent déjà qu'ils aimeront. Parce que Vis libre ou crève a décidé de relever le défi.
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Photo Karl Filion

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