Vénus noire

Version originale en français
Le film ne peut être vu que par des personnes de 13 ans et plus. Les enfants de moins de 13 ans peuvent y avoir accès s'ils sont accompagnés par un adulte.

Durée

2h44

Genre

Drame historique

Origine

  • France
  • Italie
  • Belgique

Date de sortie au Québec

1 avril 2011

Date de sortie du DVD

23 août 2011

Synopsis

Au début du XIXe siècle, la jeune Saartjie Baartman, une femme originaire du sud de l'Afrique à la physionomie particulière, est la vedette d'un spectacle ambulant où elle joue le rôle d'une sauvage contrôlée par son maître, afin de divertir les foules. D'abord à Londres, puis à Paris, elle devient une attraction populaire qui choque les autorités mais qui pique la curiosité de l'Académie des Sciences et de Georges Cuvier, qui souhaite l'examiner. Suivant son refus, elle est abandonnée par son maître, devient une prostituée et sombre dans l'alcoolisme. À sa mort, Cuvier récupère sa dépouille afin de l'étudier.

Synopsis © Cinoche.com

Réalisateur

Studio de production

  • MK2 Productions

Distributeur au Québec

  • Métropole Films Distribution
Horaire cinéma

Ce film n'est pas à l'affiche.

Revues de presse
Médiafilm
Louis-Paul Rioux
Cote: 3

Fidèle à sa manière, le réalisateur joue obstinément sur la durée, au risque de générer quelques redites et longueurs dans certaines séquences de spectacles. Reste que sa mise en scène, à la fois précise et brute, force l'admiration.

Lecinema.ca
80%
Martin Gignac
Cote: 4 étoiles sur 5

Rarement le malaise aura été aussi présent et dérangeant sur les écrans.

The Gazette
70%
T'Cha Dunlevy
Cote: Three and one half stars

As difficult as it may be to sit through this film, it's a depressingly edifying endeavour for those with the stamina to do so.

Le Nouvel Obs
75%
Lucie Calet
Cote: 3 étoiles

A travers une histoire vraie, Kechiche réfléchit sur la pornographie esthétique et politique, les dérives du colonialisme et la dialectique maître-esclave. Il travaille aussi, comme toujours, la dignité de la tragédie et l’épuisement de la transe. La comédienne (Yahima Torres), presque atone, est bluffante.

Le Monde
Thomas Sotinel

La colère qui anime ce film terrible n'empêche pas la lucidité. Celle de Kechiche d'abord, qui extrait de ce destin brisé une vision très claire du moment où s'est formé le rapport des puissances coloniales au reste du monde. La virulence du discours n'empêche pas la lucidité du spectateur.

Voir
70%
Manon Dumais
Cote: 3.5 étoiles

De tous les films d'Abdellatif Kechiche (La faute à Voltaire, L'esquive), Vénus noire se révèle le plus difficile à aimer. De fait, par son insistance à illustrer l'humiliation de Saartjie Baartman (d'un généreux abandon), le cinéaste choque, blesse et culpabilise le spectateur.

Variety
Jay Weissberg

But far more troublesome is the pic's tonal problem: Every character apart from Saartjie laughs too loudly, screams too raucously and reacts too much, turning many scenes into an over-pitched assault that detracts from the true horrors of the woman's degradation.

Canoë
Isabelle Hontebeyrie

Avec Vénus noire, Abdellatif Kechiche livre un drame historique atroce, véridique et rempli d’humanité.

Le Figaro
Marie-Noëlle Tranchant

Abdellatif Kechiche aura donné un visage à ce triste phénomène, et ce n'est pas rien : interprète non professionnelle, Yahima Torrès, sa Vénus noire, impose magnifiquement sa peine et sa dignité. Dommage que le metteur en scène, lui, n'impose qu'un ressentiment punitif, en longues scènes monocordes, insistantes, répétitives, méprisantes, comme s'il voulait faire payer au spectateur les insultes subies jadis par la pauvre Saartje.

Télérama
40%
Samuel Douhaire
Cote: 2 étoiles

Depuis les bas-fonds londoniens jusqu'aux chambres glauques d'un bordel, en passant par le cabinet d'anatomie du Jardin des Plantes, Abdellatif Kechiche transforme constamment le spectateur en voyeur. Position d'autant plus inconfortable que le réalisateur, à la différence de David Lynch dans Elephant Man, auquel Vénus noire fait souvent penser, ne cherche pas à susciter l'empathie avec son héroïne.

Télérama
40%
Cécile Mury
Cote: 2 étoiles

Pas moyen de s'échapper, de respirer, dans ces exhibitions lancinantes, huis clos verrouillés comme des cellules de prison. De très longs et fastidieux plans-séquences, où la même allégorie se répète et s'épaissit jusqu'à la nausée : portrait de l'artiste en martyre, en marchandise, offerte en pâture à la cruauté du monde.

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