Affiche du film Une nuit au musée : La bataille du Smithsonian
© 20th Century Fox

Une nuit au musée : La bataille du Smithsonian

Version en français
v.o.a. : Night at the Museum: Battle of the Smithsonian
22 mai 2009

... mais pas la guerre

Photo Par Karl Filion

Niveau film pour enfants, on a déjà vu plus inspirant et plus excitant. Mais il faut se rendre à l'évidence : Une nuit au musée : La bataille du Smithsonian tient tout un filon, aussi bon que celui de Toy Story, avec ces statues et artéfacts qui s'animent la nuit venue. Le reste (c'est-à-dire le contexte, le pourquoi et le comment) ce n'est pas tellement utile ici. En fait, c'est du remplissage, du futile, et je me suis juré de ne pas parler de « failles rationnelles » pour ce film-ci (on n'aurait pas fini). Parce qu'on s'en fou si les enfants s'amusent, au fond.

Larry Daley est devenu un homme d'affaires prospère et a troqué le costume de gardien de nuit pour le complet-cravate. Ses amis du Muséum d'histoire naturelle de New York se sentent un peu abandonnés, mais lorsqu'ils sont transférés dans les archives fédérales du Smithsonian de Washington, ils n'ont d'autre choix que de faire appel à Larry. Flanqué d'Amelia Earhart (il ne faut pas oublier les petites filles dans ce monde de truands), il va tenter d'empêcher un méchant pharaon mégalomane d'étendre son emprise sur le monde entier.

Le pourquoi du comment, on s'en fout. Dès que les statues et autres objets d'art ou miniatures s'animent, c'est là que l'histoire prend véritablement son envol. Un festin pour les yeux, de nombreux effets spéciaux convaincants, la recette est exactement la même que lors du premier volet, excepté que Ben Stiller est un peu moins énergique et convaincu. Et que le premier film a pris l'affiche dans le Temps de Fêtes.

Un humour très juvénile où des singes donnent des tapes au visage, où le Penseur de Rodin flirte avec la petite statue de droite en montrant ses biceps. Des blagues faciles, excepté peut-être le caméo de Jonah Hill, le seul moment vraiment hilarant du film. Pour le reste, le festival de vedettes n'est jamais vraiment sérieux, et on a vite l'impression que les comédiens ont eu plus de plaisir à tourner le film que nous à le regarder. Les prestations de Bill Hader en colonel naïf, d'Alain Chabat en Napoélon complexé sur sa taille et d'Hank Azaria en pharaon grandiloquent sont correctes, sans plus.

Et puis, s'il fallait commencer à se poser des questions... Non non. Le plaisir d'abord, le divertissement. Les enfants aimeront, est-ce que tout le monde est rassuré? On va quand même se demander, juste pour s'amuser, si personne n'a posé de question le matin venu face aux dégâts causés par Larry et ses copains dans l'enceinte du Smithsonian... Ce n'est pas dramatique, mais quand même, on en est droit de se le demander sans que ça gâche tout. Ce n'est bien sûr pas ce qu'on retiendra de l'aventure. Les quelques leçons de vie toucheront peut-être les plus jeunes, mais niveau cohérence... ah! et puis tant pis, la raison a perdu cette bataille...

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Photo Karl Filion

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