Sydney White

Version en français
v.o.a. : Sydney White
21 septembre 2007

Ode aux blondes

Photo Par Karl Filion
Insupportable modernisation du conte classique Blanche-Neige et les sept nains - qui deviennent sept niais - cette Sydney White est soporifique, monotone et, pour le dire simplement, tape sur les nerfs. Une autre de ces innombrables comédies factices pour adolescentes, sorte d'arme de conformisation massive qui ne sert à rien, sinon à simplifier le monde au maximum. Pour le bien de personne, d'ailleurs.

Sydney White doit quitter le chantier où elle travaille avec son père pour entrer à l'université et rejoindre la confrérie Kappa afin de suivre les traces de sa mère décédée. Mais vite exclue de la confrérie, elle se réfugie chez sept garçons rejetés et va tenter de changer les choses. Stéréotypes, eau de rose et bêtises sont évidemment au rendez-vous; le Festival de la Superficialité est officiellement commencé.

On misait bien trop sur le charisme d'Amanda Bynes, égarée et vraiment peu convaincante dans un rôle qui se voudrait comique, et qui fait vraiment tout pour y parvenir, mais sans succès. Pourtant talentueuse, la jeune actrice n'a pas trouvé ici un personnage qui lui permettra de faire taire ses détracteurs. La méchante reine, Sara Paxton, a aussi à son actif Aquamarine, qui, déjà, fontionnait mieux.

Situations embarassantes, malentendus, les quelques blagues qui fonctionnent sont celles que se permet un éventuel voisin, deux rangées plus loin, lorsqu'il constaste et commente lui aussi l'absurdité des situations et la simplicité accablante de ce qui devrait une représentation de la vie étudiante. Et le pire, c'est bien que tout ça semble involontaire, comme si tout était normal, comme si c'était la première fois qu'on faisait un film de ce genre. Il faudra aussi rappeler l'utilité d'élire une présidente alors que la session se termine et qu'on remet les travaux finaux...

Les quelques références à Blanche-Neige ne sont pas spécialement bien intégrées, même si elles sont, à la limite, amusantes. L'actualisation d'un conte comme Blanche-Neige et les sept nains a au moins le mérite de ne pas tomber dans la vulgarité; une tendance qui a certainement la cote présentement. Mais tout de même, avoir une idée nouvelle n'est quand même pas trop demander.

Sydney White ne s'adresse même pas aux petites filles, qui ne sauraient y trouver quoi que ce soit de consistant pour les contenter, sinon l'apparence et la représentation mensongère d'un monde qui n'existe pas. Ah! mais voilà... Et qu'on ne fasse pas appel au « simple divertissement » pour excuser cette farce inutile, une vraie joke de blonde, inutile et de mauvaise foi, comme si toutes les blondes étaient... euh bon.
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Photo Karl Filion

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