Affiche du film Sherlock Holmes
© Warner Bros. Canada

Sherlock Holmes

Version en français
v.o.a. : Sherlock Holmes
24 décembre 2009

Indeed

Photo Par Karl Filion

Avec la sortie de Sherlock Holmes, il semble maintenant élémentaire que Robert Downey Jr. incarne le célèbre détective au grand écran. Son immense talent, son charisme équivalent, voilà qui sied particulièrement bien au détective, ici revampé par le réalisateur Guy Ritchie, qui appose sa signature sur le personnage mythique. Holmes, qui se bat, jure, manipule et résout toutes les énigmes, dans la bonne humeur et la légèreté en plus, voilà qui rend encore plus agréable le savant mélange d'action et de comédie qui font de ce film un divertissement digne de ce nom. Voilà qui est plus rare qu'on pense...

Le détective Sherlock Holmes et son fidèle compagnon Watson viennent de mettre le grappin sur Lord Blackwood, un adepte de magie noire qui sacrifiait de jeunes femmes dans des cérémonies hérétiques. Condamné à mort puis exécuté, Lord Blackwood promet qu'il se vengera. Lorsqu'il est aperçu, vivant, dans un cimetière, Holmes n'a d'autre choix que de rouvrir l'enquête afin de découvrir quel plan diabolique il prépare pour l'Angleterre.

Certains films d'action reposent presque uniquement sur la chance. Cet énergumène anti-cinématographique est utilisé pour permettre au scénario de ne pas imploser. Il y a de nombreux exemples : le héros survit à une grave explosion parce qu'il était bien placé, il est atteint d'une balle dans un endroit relativement sécuritaire, ses geôliers sont justement des imbéciles... Sherlock Holmes laisse bien peu de choses à la seule chance, ce qui favorise une plus grande immersion. En d'autres mots : on est plus intéressé au récit parce qu'on sait qu'on peut participer à son élaboration et à sa résolution. L'intelligence surclasse les aléas du hasard. À l'exception, tout compte fait, d'une scène, qui est sans grande surprise la moins réussie du film.

Et Downey Jr., toujours aussi délicieusement débonnaire, joue avec la même efficacité le ton de la comédie que celui de l'action; son Sherlock Holmes est un fin déducteur, mais aussi un féroce combattant, et il est aussi agréable de le voir corriger les méchants que de résoudre les mystères de la résurrection de Lord Blackwood. Sa perspicacité est aussi efficace que sa complicité avec Watson, incarné par un Jude Law en pleine forme. Le personnage d'Irene (Rachel McAdams, pâle à côté de ses co-vedettes) vient cependant alourdir inutilement le récit avec des sentiments; ajout inopportun à un film si dédié à la virilité.

Certes, on pourrait reprocher à Downey Jr. de plagier ce qui fait le succès d'Iron Man (et on le fera, bientôt, mais pas encore). On pourrait même reprocher au film son peu d'ambition : divertir, bof. Reste que Sherlock Holmes, parce qu'il est un divertissement bien rythmé, aussi drôle qu'enlevant, et parce que les comédiens sont talentueux et efficaces, est une réussite pratiquement sur toute la ligne. Les films grand public qui s'élèvent au-dessus de la mêlée sont ceux qui n'ont pas recours à la « chance » pour avoir droit de cité, pour être « autorisé à poursuivre ». L'énergie et l'intelligence de celui-ci lui confèrent une place de choix dans le groupe sélect de films grand public qui ne prennent pas le dit-public pour un imbécile. Une qualité rare...

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Photo Karl Filion

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