Affiche du film  The Shaggy Dog
© Walt Disney Pictures Canada

Quelle vie de chien

Version en français
v.o.a. : The Shaggy Dog
10 mars 2006

Au menu… gâteau McCain et brocoli!

Photo Par Pierre-Luc Tremblay
Analogie n.f. 1. Rapport de ressemblance que présentent deux ou plusieurs choses ou personnes. Analogie de formes, de goûts. Selon Le Petit Larousse donc, Disney serait un gâteau McCain et Tim Allen du brocoli !

Explication. Nécessaire, je l'admets. Vous viendrait-il à l'esprit l'idée de critiquer un gâteau McCain? À tout coup, vous savez immanquablement à quoi vous attendre. Ces gâteaux goûtent toujours la même chose, de Rimouski à Magog. On ne s'y fait jamais prendre. C'est d'ailleurs ce qui fait leur succès. On pourrait dire la même chose des BigMac de Ronald. Alors, à quoi bon les critiquer... Vous me voyez venir. Disney, au cinéma du moins, c'est une recette. Une formule que l'on reconduit projet après projet. D'accord, les ingrédients ne sont pas toujours les mêmes, mais l'arrière-goût ne change jamais. On nous projette, film après film, les mêmes saveurs.

Comment critiquer le produit alors? Impossible. Vaut mieux ne pas le faire. Disney existe et n'existera toujours que pour les enfants et ça doit rester ainsi. La compagnie a fait rêver un nombre incalculable de gamins depuis sa fondation. Le congelé Walt en a émerveillé plus d'un. On ne voudrait pour rien au monde que ça change. Même si le tout vole plutôt bas par moments... Oups!

L'analogie de Tim Allen et du brocoli relève davantage d'un dégoût personnel. Retour en arrière.

Huit ans, autour de la table familiale. Devant moi, une assiette généreusement remplie de succulent poulet, de bonnes vielles patates en riz (j'ai longtemps pensé que c'était en fait des patates Henri, en hommage à l'un de mes oncles) et de légumes cuits, dont les fameux brocolis. Ces brocolis, nous devions les manger, c'était impératif. Apparemment, pour la santé, y'avait rien de mieux. On se fermait les yeux, on se pinçait le nez et on les mangeait le plus rapidement possible afin de tomber sur les patates Henri au plus vite.

Regarder Tim Allen sur grand écran dans le cadre des fonctions de critique, c'est comme manger du brocoli à huit ans. Tu sais que ça va faire mal, mais il y a obligation de le faire. Il n'existe aucune issue de secours. Tu n'as aucun autre choix. Tu te pinces le nez et tu fonces.

Mais l'analogie s'arrête là en ce qui me concerne. Première différence. Je savais à l'époque que je devais me forcer pour manger ces foutus brocolis, que ce serait bien pour ma santé. Là, je ne suis pas certain que je me porte mieux ce matin parce que j'ai vu Tim hier soir.

Deuxième différence majeure. En vieillissant, j'ai fini par adorer les brocolis, alors que pour l'ami Tim...
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Photo Pierre-Luc Tremblay

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