Affiche du film  Prince of Persia: The Sands of Time
© Walt Disney Pictures Canada

Prince of Persia : Les sables du temps

Version en français
v.o.a. : Prince of Persia: The Sands of Time
28 mai 2010

Aladdin sur stéroïdes

Photo Par Karl Filion

Prince of Persia: Sands of Time est l'archétype du film d'été : de l'action, des belles personnes, des effets spéciaux et assez peu de surprises. Il s'agit peut-être d'un cas flagrant de résignation, mais on n'espérait ni moins, ni vraiment davantage de la part de Mike Newell et de son adaptation d'un jeu vidéo (après son horrible Love in the Time of Cholera). À ce titre, le divertissement offert est optimal, surtout pour les garçons d'une dizaine d'années, et les irritants sont réduits au strict minimum. Sérieusement, on s'en tire assez bien dans les circonstances.

Le prince Dastan et ses frères attaquent le royaume de la princesse Tamina, en Perse, malgré les ordres du roi. Héros de guerre, Dastan reçoit en cadeau une dague magique qui permet de reculer le temps que la princesse est chargée de protéger. Accusé injustement d'avoir assassiné son père, Dastan devra mettre au jour le complot qui l'incrimine tout en aidant la princesse à neutraliser la dague, qui pourrait détruire le monde si elle tombait dans de mauvaises mains.

Les nombreuses scènes d'action qui parsèment le film s'avèrent tout à fait satisfaisantes - surtout la première, alors que le prince Dastan montre la véritable étendue de son talent - dans la mesure où elles s'adressent littéralement à un jeune public masculin. Ne soyons pas naïfs : si les histoires de princesses plaisant aux petites filles parce qu'elles leurs permettent de rêver, cette histoire de prince bagarreur est idéale pour les garçons du même âge. Et soyons encore plus honnête : moi aussi je voudrais l'épouser, cette princesse.

La violence modérée s'avère très appropriée pour les jeunes, sans négliger le plaisir d'une bonne frousse de temps en temps. Certes, on s'ennuie à la longue que le héros évite miraculeusement toutes les flèches tirées en sa direction, et on regrette que la finale se sente obligée de repousser les limites. Sauver une princesse, un royaume, ce n'est jamais assez, il faut sauver le monde entier aussi.

Les deux vedettes principales du film, Jake Gyllenhaal et Gemma Arterton, développent une belle complicité et leur humour fait souvent mouche; tout cela est inoffensif, cependant, surtout que le scénario se perd en de longues scènes inutiles. Les revirements du récit semblent forcés, anodins, et allongent sans véritable utilité le bon déroulement du film. On a déjà vu Alfred Molina plus essentiel, disons, et les méchants, en plus d'avoir la caractéristique d'être « très » méchants, sont d'une simplicité enfantine.

Mais c'est bel et bien aux enfants que s'adresse ce film d'été, blockbuster estival comme tant d'autres qui n'est pas raté (de là à dire qu'il est « réussi »). Il ne marquera la mémoire de personne ni ne révolutionnera quoi que ce soit, mais le tout est suffisamment bien fait. Pas dans les détails, mais dans l'ensemble (en y repensant bien, les effets spéciaux sont loin d'être impressionnants - ils sont même parfois bâclés). Un Aladdin sur les stéroïdes qui livre la marchandise.

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Photo Karl Filion

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