Polisse

Version originale en français
v.o.f.s.-t.a. : Polisse
Le film ne peut être vu que par des personnes de 13 ans et plus. Les enfants de moins de 13 ans peuvent y avoir accès s'ils sont accompagnés par un adulte.

Durée

2h07

Genre

Chronique sociale

Origine

  • France

Date de sortie au Québec

2 mars 2012

Date de sortie du DVD

19 juin 2012

Synopsis

Après un souper bien arrosé, Mélissa, une photographe professionnelle, se voit offrir le mandat de documenter le quotidien de la Brigade de Protection des Mineurs de Paris. Devant son objectif, elle découvre un univers qui se compose de pédophiles, de parents maltraitants, d'enfants troublés et d'enfants-esclaves prisonniers de leur parenté. Mais derrière cette réalité terrible, elle découvre aussi des êtres humains qui rient, qui pleurent, qui sont capables de fous rires incontrôlables comme des pires folies, des agents de police qui s'aiment et se détestent à la fois, des êtres humains sensibles qui se sacrifient au service des plus démunis, en oubliant parfois de s'occuper d'eux-mêmes...

Synopsis © Cinoche.com

Réalisateur

Scénaristes

Producteurs

Studio de production

  • Les Productions du Trésor

Distributeur au Québec

  • Les Films Séville
Horaire cinéma

Ce film n'est pas à l'affiche.

Revues de presse
Médiafilm
60%
Martin Bilodeau
Cote: 4 (Bon)

Polisse tient malgré tout la route grâce à la vigueur de sa peinture de milieu, et la volonté brutale et honnête de son auteure de filmer une dure réalité en évitant le misérabilisme et l'exhibitionnisme.

Hour
60%
Kevin Laforest
Cote: 3 stars

Certainly one of the most overrated films of the past year, this Cannes Prix du Jury winner depicts the day-to-day life of the Paris Child Protection Unit.

La Presse
80%
Marc-André Lussier
Cote: 4 étoiles

Tenant à créer des parcelles de vérité de façon la plus authentique possible, la réalisatrice parsème aussi son récit de scènes tragi-comiques au cours desquelles ses personnages peuvent ventiler un peu leur trop-plein de douleur des autres. À l'image de sa réalisatrice, Polisse est un film parfois excessif.

Lecinema.ca
80%
Martin Gignac
Cote: 4 étoiles

Oeuvre coup de poing qui va droit au coeur, Polisse est le récit implacable d'hommes et de femmes qui font un métier infernal dans le but de protéger la jeunesse d'aujourd'hui et de demain. À couper le souffle.

Voir
70%
Manon Dumais
Cote: 3,5 étoiles

Des récits qui font mal à entendre, que Maïwenn et sa coscénariste, l'actrice Emmanuelle Bercot, racontent dans une langue crue, sans faux-fuyant. Entre ces moments troublants et déchirants, la cinéaste s'immisce dans la vie personnelle des policiers dont l'exutoire est de parler... crûment de sexualité, d'où ces moments d'une franche drôlerie permettant de se relever des coups sur la gueule que sont les interrogatoires.

Panorama-Cinéma
80%
Mathieu Li-Goyette
Cote: 8 - Excellent

Politiser par la réverbération des images-chocs, Polisse l'accomplit jusqu'à ses deux derniers plans où le monde se renverse de nouveau.

24imag
Appoline Caron-Ottavi

Polisse semble une parodie française de série policière américaine, qui en plus d'être insupportable (une réaction épidermique, presque physique, à tant de sensationnalisme), se révèle également être un film bête, c'est-à-dire qui semble tout à fait inconscient de son caractère grossier et irrespectueux, ce à quoi on s'attendait moins au vu de son succès public et parfois critique.

The Gazette
60%
T'Cha Dunlevy
Cote: 3 stars

Maïwenn doesn't reinvent anything with her latest feature, Polisse. The French writer-director-actress delivers a punchy, melodramatic and slightly superficial look at pedophilia through the eyes of a group of officers in Paris's Child Protection Unit.

Le Parisien
75%
Marie Sauvion
Cote: 3 étoiles

L'une des indéniables qualités de la mise en scène, c'est son intensité, son foisonnement déraisonnable — d'où un effet « catalogue » parfois maladroit —, en tout cas cette façon qu'a Maïwenn de vous coller au siège, de vous embarquer sur le grand 8 de la BPM, de vous secouer d'un fou rire irrépressible avant le choc d'une engueulade homérique.

Le Figaro
75%
Olivier Delcroix
Cote: 3 coeurs

Vibrant, drôle, bouleversant, Polisse laisse pantois d'admiration.

Télérama
Guillemette Odicino

Dirigés comme des bêtes en cage, les acteurs sont tous impressionnants : Karin Viard, ­jamais aussi bien depuis longtemps ; Emmanuelle Bercot, qui a cosigné le scénario ; Marina Foïs, dure et fermée. Et puis il y a Joey Starr : il explose dans le rôle de Fred, le policier incapable de se résigner face au manque de moyens alloués à la brigade.

Télérama
Louis Guichard

Les enfants, la grande cause de Polisse, restent, eux, des faire-valoir. Sauf quand l'un d'entre eux, séparé de sa maman, hurle de chagrin en gros plan pendant très longtemps. Or que penser d'un film qui cherche à arracher des larmes avec ces images-là, dignes d'un magazine de société en quête d'audience ? Sur l'enfance malmenée, il y avait plus de profondeur et moins d'envie de plaire, Maïwenn, dans votre premier film, Pardonnez-moi...

L'Express
100%
Éric Libiot
Cote: 5 étoiles

Cette fille a un talent fou. Son cinéma est entier, culotté, déculotté, affirmé, singulier. Elle triture la fiction, malaxe la réalité, s'engouffre dans les interstices d'un imaginaire qui mélange ce qui est pulsionnel et raisonné. Maïwenn n'est pas raisonnable. Son cinéma non plus. Il déborde de mouvements, d'engueulades, d'excès. Il est vivant.

Libération
Didier Péron

Maïwenn feuillette avec brio l'épais catalogue des situations estampillé «vu à la télé» ou «plus vrai que le vrai». De ce côté-là, rien de nouveau (cf Police de Pialat, L.627 de Tavernier…), mais la comédienne et cinéaste, que beaucoup décrivent comme hautement affective, inflammable et manipulatrice, a une vision qui s'impose par-delà le faux documentaire à impact.

Le Point
François-Guillaume Lorrain

Mais rien à redire sur un des films français les plus forts de l'année, sinon que Maïwenn n'avait peut-être pas à jouer aussi une photographe avec fausses lunettes, ce qui introduit une distance en mettant en abyme, en cérébralisant inutilement son film.

Le Monde
Thomas Sotinel

L'omniprésence du reflex de cette empotée de Melissa (c'est ainsi que le scénario la présente), rempotée des beaux quartiers jusqu'aux bas-fonds du 19e arrondissement, met en évidence la nature des situations et des personnages : de purs clichés.

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