Affiche française internationale
© Buena Vista

Pirates des Caraïbes : Jusqu'au bout du monde

Version en français
v.o.a. : Pirates of the Caribbean: At World's End
25 mai 2007

Trahison

Photo Par Karl Filion
On poussera un grand soupir de soulagement à la fin de Pirates des Caraïbes : Jusqu'au bout du monde. D'abord parce que l'aventure est grandiose et que l'action ne manque pas, dans ce troisième volet d'une franchise qui a fracassé tous les records au box-office. Mais aussi parce que 168 minutes c'est long, bien trop long pour un film qui a un rythme bancal et des hauts et des bas. Et puis parce que les personnages ont du mal à se renouveler à force de se trahir les uns les autres.

Le Capitaine Barbossa, Elizabeth Swann et Will Turner se rendent à Singapour pour retrouver Sao Feng, célébrissime pirate détenteur d'une carte qui pourrait les aider à retrouver Jack Sparrow, retenu prisonnier dans un monde parallèle. Mais ils ne sont pas au bout de leur peine, car Lord Cutler Beckett a maintenant en sa possession le coeur de Davey Jones et compte bien s'en servir pour décimer les pirates de la surface des mers.

Troisième volet, même recette. Une direction artistique impeccable, un scénario inégal, des performances parfois boiteuses et beaucoup, beaucoup de Jack Sparrow. Les mots d'esprit du Capitaine sont d'ailleurs fort amusants, il a retrouvé sa verve du premier film, puisqu'il est redevenu le personnage principal de l'aventure après avoir cédé sa place à Elizabeth Swann, Will Turner et leur romantisme débonnaire et démagogue. Tout ça parce qu'entre les enlevantes batailles navales, il faut remplir avec d'interminables discussions qui viennent ralentir le rythme d'un film qui s'éternisait déjà avant de commencer.

On n'a pas lésiné dans l'envergure des batailles, d'ailleurs, plus enlevantes et efficaces qu'avant. Les nombreux personnages qui cherchent tous à avoir leur place au soleil minent le bon déroulement de l'histoire, qui se sent apparemment obligée de leur donner leur moment de gloire personnel. Davey Jones y aura droit, le père de Will et Tom Norrington aussi, sans oublier Tia Dalma, qui cache un secret. Le père de Jack Sparrow, sous les traits de Keith Richards, guitariste des Rolling Stones, est aussi de la partie. Les personnages colorés risquent encore une fois de plaire aux fidèles de la première heure, s'ils ne se sont pas lassés des mêmes ingrédients, donc d'un goût semblable et rassurant.

Mais peu importe, au fond. Le voyage est satisfaisant, peu de questions demeurent sans réponse, le divertissement à la hauteur. Dommage qu'on puisse douter de l'utilité de certaines scènes, qui servent surtout à montrer les capacités des spécialistes des effets spéciaux (pas toujours au point, d'ailleurs). Mais Jack Sparrow est de retour de l'au-delà, et il était tout simplement hors de question qu'il déçoive qui que ce soit. Ses débiteurs comme les spectateurs qui n'auraient pas supporté qu'on trahisse son essence comme on prend plaisir à trahir ses amis. Et à se pardonner après, mais ça...
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Photo Karl Filion

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