Pater
Durée
1h45
Genre
Drame
Origine
- France
Date de sortie au Québec
11 mai 2012
Synopsis
Alors que plus d'une année s'écoule dans la vraie vie, Alain Cavalier et Vincent Lindon s'improvisent Président et Premier Ministre de la France à l'intérieur d'une fiction qu'ils découvrent en même temps qu'ils la construisent. Impressionné par la révolution que Vincent Lindon a opéré au sein de son entreprise afin d'y diminuer l'écart entre les plus hauts et les plus bas salariés, Alain Cavalier, Président de la République, le nomme au titre de Premier Ministre de son gouvernement afin qu'il opère une révolution du même type à l'échelle du pays. Lindon y arrivera-t-il? Rien de moins certain, croit Cavalier...
Synopsis © Cinoche.com
Acteurs
Réalisateur
Producteurs
Studio de production
- Caméra One
- Arte France cinéma
Distributeur au Québec
- Funfilm Distribution
Liens
Cote: 4 (Bon)
Au-delà de son audace, cet exercice artisanal et minimaliste par le réalisateur de Thérèse et La rencontre atteint rapidement ses limites.
Cote: 3 étoiles
Il y a un peu de documentaire, un brin d'essai et beaucoup de fiction, ou d'autofiction pour utiliser le nom d'un genre à la mode en littérature, dans ce long métrage inclassable où le cinéaste prend pied sur le mythe d'Oedipe pour parler de la politique française, mais sans lourdeur.
Cote: 3,5/5
Au final, on se laisse emporter par le jeu complice des deux comédiens, leur intelligence, leur autodérision et leur humour caustique. Pater se révèle un exercice déroutant, mais brillant.
Cote: 3,5 étoiles
Dans cette scène réside toute la magie du cinéma que s'emploie tour à tour à préserver et à déconstruire Cavalier dans cette réflexion politique aussi ludique que chaleureuse.
Le plaisir de dingue que provoque Cavalier vient surtout de là, l’ébahissement devant lequel on se trouve à devoir admettre que tout, absolument tout des affres de la politique, est déjà cuisiné dans un langage emprunté au cinéma.
Le cinéphile fan a parfois rêvé d'avoir Alain Cavalier, cet ermite qui a su renoncer à presque tout, ce vieux sage à la voix douce, pour père, fût-il spirituel. On s'aperçoit que ce pater-là est un manipulateur de première : le fils n'est pas près de le tuer.
A la faveur d'une mince proposition de fiction (Cavalier serait le président de la République et Lindon le premier ministre), les identités des deux protagonistes glissent tout au long du film de leur état civil à leur état fictionnel, quand elles ne sont pas suspendues entre les deux, dans une nébuleuse qui apporte au film sa surprenante fluidité.
Cote: 5 étoiles
Un drôle de film. Et un film drôle. Grave aussi, parfois. Vrai, toujours.
Le réalisateur s'est dépouillé de toutes les conventions du cinéma pour n'en garder que l'essentiel : le vertige de la fiction...
Cote: 3 coeurs
Il y a toujours eu dans le cinéma de Cavalier des fulgurances, des intuitions. Pater va plus loin. Il ausculte l'intime en le mêlant au politique et à l'inconscient collectif. Prodigieux… et quasiment prophétique.
"Pater" en vérité ne présente qu’un défaut : aucune description ne peut en rendre compte. Et ce défaut-là sitôt que pointé devient qualité majeure et essentielle.