Affiche du film  Nous avons acheté un zoo
© 20th Century Fox

Nous avons acheté un zoo

Version en français
v.o.a. : We Bought a Zoo
23 décembre 2011

Pour cinéphiles avertis

Photo Par Karl Filion

Il faudrait être de très mauvaise foi pour détester complètement We Bought a Zoo. Le travail compétent de Cameron Crowe, la simplicité des moyens et des ambitions et la période de l'année réduisent considérablement les attentes liées à un film décrit comme « familial » et conçu pour célébrer « l'esprit des Fêtes » (vous n'avez qu'à regarder l'affreuse affiche du film). Et en plus c'est une histoire vraie, ce qui, apparemment, augmente le nombre et la qualité des émotions proposées par le film; une formule gagnante, donc...

Au fond, c'est le cas. Les deux acteurs principaux, Matt Damon et Scarlett Johansson, sont beaux et talentueux, et ils sont ici en pleine possession de leurs moyens. Donc oui, ils sont bons et efficaces et il n'y a aucune raison de ne pas les aimer. Sinon que ces rôles ressemblent plutôt à des réchauffements visant à garder la forme qu'à des « rôles » comme des acteurs devraient les envisager. Sourire à la caméra et être beau, ce n'est pas exactement du jeu... On ne peut d'ailleurs pas dire que tous les acteurs sont aussi juste, en particulier la « méchante » secrétaire et l'adolescent, Colin Ford, assez peu crédibles.

Mais non, en effet, il n'y a pas grand chose - en tout cas rien de grave - à leur reprocher. Pas plus qu'à Crowe, d'ailleurs, lui qui mène efficacement un scénario qui passe bien près d'être trop long. D'autant que les enjeux dramatiques sont un peu fades; je ne vous brûle pas le « punch » si je vous dis que We Bought a Zoo ne se termine PAS avec l'échec commercial du zoo, une faillite personnelle, des accusations d'attouchement sexuel, la perte de la garde de ses enfants et le suicide du héros, on est d'accord? Bon. Alors à vous de voir si quelques moments de fausse tension dramatique construite de toutes pièces vous stimulent suffisamment, d'autant qu'en dehors de cet enjeu plus global, les autres demeurent assez anecdotiques et « in-signifiants », c'est-à-dire sans impact sur le déroulement global. On peut donc les compartimenter, les diviser, pour les oublier plus rapidement ou pour en tirer le meilleur.

Mais objectivement, c'est vrai que ça marche assez bien, que c'est parfait pour la famille, qu'on y voit des beaux paysages et que les animaux sont très mignons.

Même si la réalisation n'est pas très inventive, pas plus que ne le sont les dialogues et les situations stéréotypées auxquelles sont confrontés les personnages (la crise d'adolescence, vraiment?) et les quelques morales (vingt secondes de courage?), on s'amuse de voir la mignonne petite fille être naïve, l'amour naissant entre les deux ados et les personnages s'occuper si gentiment des animaux. Que We Bought a Zoo soit bien fait, il n'y a pas à en douter, mais ce qu'il représente s'apparente plutôt à de l'artisanat. Pas de mal là-dedans, ne me comprenez pas mal, simplement qu'il faut en être averti.

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Photo Karl Filion

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