Affiche du film Monster-in-Law
© Alliance Atlantis Vivafilm

Ma belle-mère est un monstre

Version en français
v.o.a. : Monster-in-Law
27 juillet 2005

Rira bien qui rira le dernier

Photo Par Karl Filion
Ma belle-mère est un monstre est tout sauf un film nécessaire. Accablant de clichés, unidimensionnel, pourtant drôle par moments et tellement indiqué pour un public aussi amical et léger que son humour.

Le retour au grand écran de Jane Fonda – son dernier film date de 15 ans – n'était pas nécessaire, loin de là. Les attentes – s'il y en avait – ne seront certainement pas comblées avec ce nouveau véhicule très amical. Si la charmante Viola est l'animatrice d'une émission de variété flagorneuse pour les femmes au foyer, Ma belle-mère est un monstre n'est jamais plus subversif et rarement plus intéressant.

Charlie a bien de la difficulté à trouver l'homme idéal. Un jour cependant, elle le croise effectivement sur la plage et tous les deux commencent une relation saine et équilibrée. Jusqu'à ce que la mère du garçon, qui vient d'être remplacée, décide de tout mettre en œuvre pour briser leur union imminente.

Si cet avant-goût vous rappelle quelque chose, vous êtes probablement allé au cinéma dernièrement. Peu de nouveauté, donc, avec Ma belle-mère est un monstre, simplement une suite de sketchs, bien agencés certes, mais ultra prévisibles. Pas besoin d'être Sherlock Holmes pour savoir que, si quelqu'un est allergique aux noix, il en mangera certainement, ni qu'on donnera de puissants somnifères, à son insu, à quelqu'un qui néglige de prendre ses médicaments. Sans oublier qu'à la fin, tout doit être pardonné, tout le monde doit avoir pleuré un peu, question de faire couler le mascara, et tout le monde doit être heureux jusqu'à la fin des temps. Oui, oui, « et ils eurent beaucoup d'enfants », vous voyez?

Ni Fonda, ni Lopez ne tire son épingle du jeu, l'une étant une hystérique belle-mère envahissante, méprisante et perfide, l'autre étant son opposé conciliant et amical. Leur jeu est caricatural, simplifié mais approprié aux situations qui le sont tout autant. Rien de nouveau ici, l'embarras habituel d'être mal habillée à une soirée chic, de manger un repas inmangeable mais préparé avec tellement de bonne volonté, ou alors deux amoureux qui souhaiteraient bien un approchement mais qui sont, par hasard, dérangés.

Sans oublier que la finale, tellement prévisible, vient ajouter aux accablants clichés d'un ensemble grossièrement défini. Certains moments sont effectivement drôles, d'autres sont désarmants tellement ils sont surnaturels.

Ma belle-mère est un monstre plaira probablement à un groupe très précis de femmes en quête de romantisme, à leurs mères et à leurs tantes, mais risque fort d'ennuyer les autres à cause de son ambiance monotone, de ses actrices insondables qui se livrent une guerre de jupons. Un film qui n'était pas nécessaire, mais qu'on imputera à l'été qui approche.
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Photo Karl Filion

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